Publié le 25 février 2017 à 12:58

Adrien Petit se met en route vers Roubaix

© Sirotti

Le Circuit Het Nieuwsblad, qui marque le début de la saison des classiques, est le premier champ de bataille des grands guerriers des Flandres. Nombreux sont les grands noms qui viennent y affûter leurs armes. Plus discret, Adrien Petit aborde néanmoins les épreuves pavées le couteau entre les dents.

Le Nordiste, débarqué chez Direct Energie l’an passé, paraît être l’une des meilleures chances tricolores lors des Flandriennes. Il aura sa chance dès ce samedi, et fera tout pour la saisir. Mais l’Omloop n’est rien comparé à Paris-Roubaix, course qu’il affectionne et qu’il a en ligne de mire.

Les pavés, pas vraiment une évidence

L’histoire d’amour entre les pavés et le Nordiste n’était pas évidente à ses débuts – © Sirotti

Pourtant, les pavés du nord n’ont pas toujours été le terrain de jeu du natif d’Arras. Chez les espoirs, ce dernier ne sortait pas franchement du lot. 73e du Tour des Flandres et 48e à Roubaix en 2010, Adrien Petit a acquis sa puissance et son habileté à force de travail.

Dès l’année suivante, avec le soutien de l’équipe Cofidis, le jeune néo-pro donne de l’espoir à Yvon Sanquer. 9e à Kuurne, 15e à Wevelgem, le robuste nordiste se découvre de réelles qualités sur les classiques. Trois années durant, « le Bison » intégrera le top 30 de Paris-Roubaix, ne parvenant pas à se glisser parmi les tout meilleurs.

C’est même une année blanche qui l’attend lors de la saison 2015. En mal de progression, il décide alors de rejoindre Direct Energie. L’occasion de passer à autre chose pour celui qui n’a jamais quitté les couleurs rouges de Cofidis.

Le déclic vendéen

À 25 ans, Adrien Petit a véritablement passé un cap en rejoignant l’effectif vendéen. Serein et détendu, il se sert de la Tropicale Amissa Bongo pour s’imposer comme un potentiel leader. Mais il n’en oublie pas l’essentiel : aider Bryan Coquard.

Poussé par son public, Adrien Petit fut le premier Français à rejoindre Roubaix en 2016 – © Sirotti

Digne d’une fable de La Fontaine, la complicité naissante entre le Coq et le Bison paraît couler de source. Leur amitié porte rapidement ses fruits, et son dévouement au petit sprinteur de St-Nazaire lui permet de bénéficier d’une carte blanche une fois venue l’heure des classiques.

Sur le Circuit Het Nieuwsblad, Adrien Petit s’étonne lui-même et décroche une honorable 7e place. À son aise lors d’À Travers la Flandre, il catapulte Coquard à la deuxième place. Le poisson-pilote retrouve finalement son rôle de leader trois semaines plus tard, sur les pavés de son Nord natal.

Boosté par la joie de courir à domicile, il s’accroche tant qu’il le peut aux meilleurs. Manquant le bon coup, il se retrouve rapidement dans un groupe de battus, avec un certain Peter Sagan. Plus rapide que le Slovaque sur le vélodrome, Adrien Petit s’adjuge un premier top 10 à Roubaix.

Quels objectifs pour le Bison ?

Le 9 avril prochain, Petit espère faire mieux encore lors de l’Enfer du Nord – © Sirotti

Après de telles performances, le Nordiste aborde naturellement les classiques 2017 avec le rôle de leader incontesté au sein de Direct Energie. Ce samedi, le Circuit Het Nieuwsblad représente son premier défi flandrien. Mais il ne fait pas de doute que son objectif principal reste l’Enfer du Nord.

Sur ces courses où l’incertitude et l’imprévu font figure d’habitude, il est difficile de prévoir quel sera son niveau le 9 avril prochain. Une chose est sûre : il ne faut pas fixer de limite à l’ambition de Petit. Si rien ne peut permettre de présager une performance égale à celle de l’an passé, le coureur de Direct Energie paraît avoir une belle marge de progression à seulement 26 ans.

L’Omloop livrera de premiers éléments de réponse ce samedi, mais il faudra attendre les derniers secteurs pavés à l’approche de Roubaix pour constater ou non une confirmation de sa part.

Nationalité :
Age : 27 ans
Equipe : Direct Energie
À propos de Cyprien Bricout 226 Articles
Étudiant en histoire et science politique à Nice, Cyprien a pour ambition de devenir journaliste. Enrichi de diverses expériences dans des médias web et radio, il a co-fondé le Grand Plateau. En passionné de cyclisme - et plus généralement de sport - qu'il est, Cyprien a placé de grands espoirs dans ce projet, qui incarne sa vision de ce que doit être le journalisme sportif.

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