Publié le 13 février 2017 à 20:26

Alexander Kristoff repart la fleur au fusil

(c) Sirotti

Alexander Kristoff a de l’énergie à revendre. Mis KO par Démare à deux reprises sur le ring de Bessèges, le Norvégien retrouve la compétition à Oman avec des ambitions avouées.

Passage incontournable pour nombre de classicmen, le Tour d’Oman a souvent ouvert le compteur de victoires des spécialistes des pavés. Vainqueur à Rodilhan début février, Kristoff n’en est plus là. Mais l’homme d’Oslo évolue toujours en rodage, les Monuments de mars et avril dans le viseur.

Dès le premier jour de l’épreuve par étapes, le leader de Katusha tentera ainsi d’arracher la tunique rouge de leader dans les rues de Naseem Park, sur les bords de la mer d’Oman. Un premier pas pour retrouver la confiance.

Car l’ascendant pris par Arnaud Démare sur le colosse norvégien a entamé cette confiance. Dans un entretien à Cyclingnews, Alexander Kristoff évoque le doute installé dans ses esprits après le mano à mano perdu face au Français. « Démare m’a battu deux jours à Bessèges, alors je ne sais pas à quel point je suis fort »,  raconte-t-il.

Un manque de confiance à combler

À Bessèges, Alexander Kristoff a trouvé meilleur que lui en la personne d’Arnaud Démare – (c) Sirotti

Gagner la première étape prendrait donc des allures d’expérience salvatrice pour Kristoff. La suite, elle, semble plus compliquée sur les routes du Sultanat. « Les autres étapes me semblent trop difficiles pour moi sur le papier, évoque le pensionnaire de Katusha. Mais j’essaierai au moins de tout donner les jours où l’arrivée est au plat ».

Une attitude relativement similaire à son début de saison et qui va dans le sens de son principal but de la première partie de saison, les classiques de printemps. Cette année pourtant, les plans du Norvégien ont été chamboulés.

« C’était une tradition pour moi d’aller au Qatar (course annulée, ndlr), a-t-il expliqué. C’était une bonne préparation pour les classiques et c’est dommage que nous ne l’ayons pas couru, parce que cela m’y donnait beaucoup d’opportunités de victoires ».

Un coureur qui a besoin de gagner

Une seule victoire à mi-février, trop peu pour l’ogre Kristoff. Si des victoires lui permettent d’engranger de la confiance, elles sont également utiles pour régler les automatismes grandeur nature. L’année dernière, le sprinteur testait son train chez Katusha sur plus de 20 jours de courses avant de se présenter à Paris-Roubaix.

L’ancien vainqueur de Milan-San Remo a besoin de courir et, par-dessus tout, de lever les bras. En 2015, lors de sa campagne de classiques couronnée de succès (victoire au Tour des Flandres), Alexander Kristoff avait déjà huit bouquets dans les pattes.

2014 a été un contre-exemple avec sa victoire sur la Via Roma. Mais l’épisode date et désormais, installer une dynamique de victoires est indispensable chez Kristoff. Sans le Tour du Qatar, sa moisson habituelle de succès, l’urgence de nouveaux faits de gloire se fait sentir dans la formation russe. À Oman, les adversaires du guerrier Kristoff sont prévenus : le sprinteur a à coeur d’assouvir sa soif de victoires.

Nationalité :
Age : 30 ans
Equipe : Team Katusha – Alpecin
À propos de Mathieu Roduit 221 Articles
Étudiant en licence d'information et de communication, Mathieu a déjà mis un pied dans le monde du journalisme. Pigiste sportif dans plusieurs quotidiens en Suisse, il possède de nombreuses cordes à son arc. Ce cycliste amateur a fait de la petite reine son domaine. Mathieu a cofondé Le Grand Plateau.

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