Publié le 19 février 2017 à 18:59

Arthur Vichot : « Je profite à fond du maillot tricolore »

(c) Sirotti

De notre envoyé spécial à Draguignan.

Cette victoire, vous la vouliez à tout prix. Vous avez tout mis en œuvre pour l’obtenir ce dimanche ?

Oui, voilà. On est une équipe World Tour, on est une équipe compétitive et motivée. J’ai gagné deux fois ici, donc c’était normal d’aspirer à la victoire. On a pris les choses en main. Hier, malheureusement je ne termine que deuxième. Aujourd’hui, on a rétabli les choses en usant d’une bonne stratégie pour gagner le général. C’est une belle journée.

Y avait-il de la frustration d’avoir été la seule équipe à rouler samedi, pour n’obtenir que la 2e place ?

Non, pas spécialement. On sait prendre nos responsabilités, on est des grands garçons, donc ce n’est pas un problème. Après, il est certain que finir deuxième est toujours frustrant. On peut toujours se dire qu’en ayant économisé un peu plus, ç’aurait été différent.

Mais Samuel Dumoulin est très fort sur des arrivées comme celle-là. Je savais très bien qu’il était prenable aujourd’hui si on courait juste. C’est ce que l’on a fait en durcissant dans la Côte des Tuillières pour qu’il ne puisse pas suivre. Après, il y avait du monde avec moi pour rouler, donc c’était la bonne stratégie.

Quand est-ce que tu t’es rendu compte que le plan avait fonctionné ?

Quand j’ai vu qu’Alexandre Geniez devait se relever et qu’il était seul à rouler derrière. Dans notre groupe, ça roulait bien. Au pire, j’avais Rudy Molard qui pouvait vraiment se sacrifier et ç’aurait été du un contre un.

Ce qui m’inquiétait plus, c’était le sprint. Quand on est huit à dix coureurs comme cela, même si je suis rapide au sprint, c’est compliqué sans lanceur. On n’est pas à l’abri d’une vague. D’ailleurs, quand je lance le sprint à 200 mètres,

Comme Julien Simon, Arthur Vichot levait le poing à l’arrivée à Draguignan – (c) Sirotti

Damiano Caruso me rentre dans la roue arrière, je dois avoir la roue à moitié cassée.

J’ai lancé un peu plus tôt que prévu, mais ce n’est pas grave, j’ai essayé de calculer par rapport aux adversaires pour gagner le général. Gagner l’étape aurait été la cerise sur le gâteau. Je pense que j’en était capable, j’étais peut-être le coureur le plus rapide du groupe.

Mais je suis vraiment content pour Julien Simon. C’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup, il l’a méritée.

La stratégie ressemble finalement à celle adoptée au GP La Marseillaise…

Le vélo, ce n’est pas compliqué. Quand on a une belle équipe et qu’on a un coureur capable de gagner la course, il ne faut pas sortir de St-Cyr. Il faut durcir la course pour se retrouver en surnombre, et puis bien négocier le final. Parfois, cela se passe bien comme aujourd’hui, parfois cela se passe mal, et c’est plus fréquent.

C’est votre troisième victoire ici. Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?

Que j’ai gagné trois le Tour du Haut-Var (rires). Je ne roule pas pour pouvoir dire que j’ai gagné telle course 10 fois. L’important est de gagner des courses. Après, le Haut-Var est une course que j’adore, j’y vais souvent.

Bien-sûr, ce serait bien de la gagner une quatrième fois. Mais il y a d’autres choses à faire cette année. Mais c’est déjà vraiment bien, c’est ma deuxième victoire cette saison, je profite à fond du maillot tricolore, de la bonne dynamique de l’équipe.

J’avais arrêté la saison l’année dernière à la Classique San Sebastian, je m’étais fait renverser par une voiture tout près d’ici, à Roquebrune-sur-Argens. J’ai fait trois mois sans vélo, mais je reviens vite. Ce n’est pas le World Tour, mais c’est déjà un bon niveau. Le fait de me faire plaisir, de gagner des courses, montrer que je suis présent, montrer que je suis un leader à qui on peut faire confiance, c’est vraiment important pour moi.

Nationalité :
Age : 28 ans
Equipe : FDJ
À propos de Cyprien Bricout 226 Articles
Étudiant en histoire et science politique à Nice, Cyprien a pour ambition de devenir journaliste. Enrichi de diverses expériences dans des médias web et radio, il a co-fondé le Grand Plateau. En passionné de cyclisme - et plus généralement de sport - qu'il est, Cyprien a placé de grands espoirs dans ce projet, qui incarne sa vision de ce que doit être le journalisme sportif.

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