Publié le 19 février 2017 à 13:56

Cap au Nord pour Ben Hermans

© Muscat Municipality/Paumer/Kåre Dehlie Thorstad - Tour d'Oman

C’est la sensation de ce mois de février. Alors qu’au début de saison, seuls les leaders mettaient la main sur le général des grandes épreuves, Ben Hermans a changé la donne au Tour d’Oman.

Le Belge de BMC s’est emparé du commandement de l’épreuve omanie dès la 2e étape. Un succès qui en a surpris plus d’un. Mais, pour le natif d’Hasselt, ce n’est qu’une suite logique.

« C’est une confirmation après plusieurs bonnes places ces dernières années », a-t-il estimé auprès de Cyclingnews.

En 2016, Ben Hermans restait en effet sur des performances plus qu’honorables sur des courses du même calibre. Septième au Tour d’Abu Dhabi, il se classait surtout second du Tour de Burgos, une seule seconde le séparant d’Alberto Contador.

Le saison a commencé comme elle s’est terminée pour le Flamand. Vainqueur du contre-la-montre par équipes avec BMC, lors de son premier jour de course, il a achevé le Tour de la Communauté de Valence à la seconde place, seulement éclipsé par Nairo Quintana.

À Oman, il a rivalisé avec les meilleurs

Comme ses prédécesseurs, Ben Hermans a glané le maillot rouge et s’est imposé à la Montagne Verte – (c) Sirotti

Passé souvent proche de la victoire, sans jamais l’atteindre pour autant, Ben Hermans n’avait pas encore eu le coup de projecteur prêt à le mettre sur le devant de la scène. À Oman, cela a été chose fait. Et plutôt deux fois qu’une.

Surprenant vainqueur au sommet de la courte côte d’Al Bustan, sur la seconde étape, Ben Hermans a planté ni plus ni moins que Rui Costa ou Jakob Fuglsang dans le final. Dès lors, il s’installait solidement sur le siège de leader.

Or, la Montagne Verte se dressait encore en ultime obstacle à sa quête de victoire. Pas effrayé la moindre, Ben Hermans est même parvenu à piéger les grimpeurs du peloton, Fabio Aru comme Romain Bardet, pour aller chercher un deuxième bouquet. Preuve, s’il le fallait encore, que le Belge tient une forme olympique.

Vainqueur avec plus de 20 secondes de l’épreuve omanie, Hermans a reconnu inscrire la plus belle ligne à son palmarès. Tiendrait-il pour autant la dragée haute lors d’un grand Tour ? En 2016, il terminait 14e de la Vuelta.

Cette année, il aurait de quoi mieux faire sur le Giro, aussi bien fréquenté soit-il. Mais, le problème est à l’interne. BMC a préféré faire confiance à Tejay Van Garderen, qui court, après un podium depuis des années sans succès.

Un nouveau cap sur les Classiques ?

Ben Hermans a notamment gagné La Flèche Brabançonne en 2015 – (c) Sirotti

Alors, en 2017, Ben Hermans devrait se rabattre sur les Ardennaises, la manie de bien des coureurs du plat pays. Même s’il a toujours été hors du coup sur la Doyenne (son meilleur résultat est une 22e place à Liège), il est déjà entré dans le top 15 de la Flèche Wallonne (14e) et de l’Amstel Gold Race (8e).

Certes, les faits remontent à plusieurs saisons. Mais Ben Hermans n’a rien perdu de ses qualités de puncheur et s’il parvient à maintenir sa bonne condition jusqu’au printemps, il devrait passer un nouveau cap.

En plus, son équipe lui a tenu promesse. « Sur les classiques, j’aurais carte blanche si je suis en forme », a-t-il assuré.

L’ancien grand blessé qu’il est (fracture de deux vertèbres il y a quelques années) semble avoir retrouvé tous ses moyens. À 30 ans, il a, de surcroît, acquis l’expérience et la science de la course nécessaires pour finir au plus haut sur une Ardennaise.

S’il ne s’est pas fixé d’objectif précis, nul doute qu’on devrait voir Ben Hermans rivaliser avec quelques-uns des meilleurs puncheurs du monde sur les prochaines Ardennaises.

Nationalité :
Age : 31 ans
Equipe : BMC Racing Team
À propos de Mathieu Roduit 221 Articles
Étudiant en licence d'information et de communication, Mathieu a déjà mis un pied dans le monde du journalisme. Pigiste sportif dans plusieurs quotidiens en Suisse, il possède de nombreuses cordes à son arc. Ce cycliste amateur a fait de la petite reine son domaine. Mathieu a cofondé Le Grand Plateau.

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