Publié le 13 novembre 2017 à 08:43

Cyclo-cross, mystère et boule de gomme

(c) Le Grand Plateau

Chaque deux semaines, Mathieu Roduit, cofondateur du Grand Plateau, livre son regard sur l’actualité cycliste dans un billet d’humeur.

Un temps à mettre un cyclocrossman dehors

Quand la plupart des routiers ont rangé la bécane au fond du garage, il y a ceux qui exhibent la leur à ce moment de l’année. Eux, ce sont les cyclocrossmen. Une drôle d’espèce qui roule l’automne venu, par un froid de canard et dans le blizzard.

Novembre. Le soleil se fait rare et l’écharpe autour du cou, le cyclo du dimanche a enfilé sa doudoune et ne se risque pas à mettre les cales au pied. Ou pour les plus tenaces d’entre eux, ils pédalent en surplace dans un coin du garage. Vous l’avez compris, les cyclocrossmen ne doivent pas être constitués comme les autres cyclistes. Le gêne de la bravoure en plus.

Car, les pieds dans la boue et se grellotant allègrement, on a déjà peine à les suivre dans la gadoue. Alors quand ces héros des temps modernes n’ont froid aux yeux devant rien, on ne peut que lever le chapeau à chaque passage. Il n’y pas à dire, la saison des cyclo-cross ne ressemble à aucune autre et est plus qu’un simple amuse-bouche entre deux saisons sur route.

Le cyclisme tue

Fumer tue. Faire du vélo aussi. Triste comparaison, qu’on aimerait n’avoir jamais à tirer. Et pourtant, lundi dernier, le monde du cyclisme a encore vécu un drame. Le jeune espoir belge Bjarne Vanacker, 20 ans, est mort « dans son sommeil ». On en saura pas plus. Mais on en a déjà trop entendu.

Sur la route, épiés par toutes les menaces, comme dans la vie de tous les jours, les cyclistes mettent leur vie en danger. C’est à se demander comment on parvient encore à motiver un jeune à grimper sur sa bicyclette. Heureusement, au-dessus de la mort et du danger, le cycliste a vu en son sport bien d’autres valeurs.

Et accepter de risquer sa vie pour son sport est certes intolérable, mais il est la démonstration d’une passion acharnée. N’empêche, l’histoire de Bjarne Vanacker fait froid dans le dos. Le mystère sur sa mort reste entier. Et nous, on aimerait toujours que le cyclisme nous fasse vivre.

Info ou intox?

La semaine passée, on a entendu les accusations de Phil Gaimon au sujet d’un éventuel moteur dans le vélo de Fabian Cancellara. D’abord, on a beau tenter de comprendre les phrases « chocs » de l’ex-professionnel américain, on peut légitimement douter de leur sincérité.

Car, dans le vélo, surfer sur le buzz est monnaie courante. Alors quand Gaimon promeut son bouquin en se lâchant sur le Suisse, on l’imagine plutôt tirer de veilles ficelles du marketing plutôt que faire de vraies révélations. Surtout que Fabian Cancellara, muet de réaction, n’essuie pas sa première allégation en la matière.

Comme après chaque accusation, vient le moment des preuves. Si les échantillons sont conservés des années durant pour du dopage biologique, aucune trace du vélo de 2010 de Cancellara n’est retrouvable. Après ça, bien malin celui qui prouvera une quelconque aide mécanique. Boule de gomme. Le magicien Cancellara n’a laissé aucune trace derrière lui. Sauf peut-être celle d’un homme controversé.

À propos de Mathieu Roduit 220 Articles
Étudiant en licence d'information et de communication, Mathieu a déjà mis un pied dans le monde du journalisme. Pigiste sportif dans plusieurs quotidiens en Suisse, il possède de nombreuses cordes à son arc. Ce cycliste amateur a fait de la petite reine son domaine. Mathieu a cofondé Le Grand Plateau.

2 Commentaires

  1. Le communiqué de la rédaction en chef sur Facebook du Grand Plateau m’a éclairé … je me demandais pourquoi le niveau des articles baissait à ce point (contenu, forme, fautes d’orthographe à répétition). Je n’avais pas compris qu’il n’y avait plus personne à bord ou presque . Quand il n’y a qu’un matelot à la barre d’un navire, celui-ci prend l’eau. Dommage, le capitaine, quand il avait la liberté de publier, lui, défendait les objectifs du début qui m’avaient attiré sur votre média : le Grand Plateau visait alors un contenu qualitatif et novateur.

    Qu’est ce que c’est que cet article d’accroche ? Un jeune homme ne va pas bien mais comme il fait du vélo c’est donc que le cyclisme est dangereux … A part mettre votre photo sur le « billet d’humeur » (dont les lecteur n’ont d’ailleurs rien à faire), quel est selon vous l’intérêt de ce torchon? Vous dites que dans le « le vélo, surfer sur le buzz est monnaie courante », en quoi ce pseudo-article est il différent ?

    Je me doute que vous n’aurez pas le courage de publier mon commentaire (maintenant que le communiqué sur Facebook m’a appris votre façon de concevoir l’esprit associatif et la liberté d’expression) toutefois peut être aurez-vous eu celui de lire ce message jusqu’au bout.

    Vous n’êtes pas journaliste et je pense que vous n’en aurez jamais l’étoffe. Malgré votre jeune âge (votre photo en atteste) vous n’avez aucune déontologie. J’espère revoir rapidement des articles de qualité mais pour cela j’ai compris qu’il faudra attendre votre départ… ne tardez donc pas trop !

  2. Il me semble que depuis quelques temps il y a une certaine prise de conscience des dangers de la pratique du vélo sur route et de la difficulté de partager la voie publique avec les véhicules à moteur notamment. Trop nombreux sont les cyclistes à perdre la vie sur nos routes, et à l’heure où beaucoup de conducteurs utilisent encore leur smartphone au volant, il est bon de rappeler qu’envoyer un SMS ne mets pas à l’abri d’une collision avec un deux roues.

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