Publié le 10 mars 2017 à 19:21

Guillaume Martin : « Chez Wanty, je peux courir comme je le souhaite »

© Sirotti

Il n’est pas le coureur français le plus renommé, loin de là. Cela est peut-être dû au fait que le Normand de cœur se soit exporté chez les Belges de Wanty-Groupe Gobert dès son passage chez les professionnels, un choix plutôt payant par ailleurs. Pourtant, Guillaume Martin est l’un des maillons d’une génération tricolore productrice d’espoirs, qui ose et réussit.

Le grimpeur-puncheur de 23 ans a sans nul doute un bel avenir devant lui, comme en témoignent de bons résultats sur les derniers Tour d’Autriche ou Tour de l’Ain, après des années très fructueuses dans les catégories jeunes. Le titulaire d’un master en philosophie a conservé son pragmatisme pour répondre aux questions du Grand Plateau.

Guillaume, comment s’est déroulé votre début de saison ?

Au Grand Prix La Marseillaise, ma première course, les sensations étaient plutôt bonnes, c’était encourageant. Mais à Oman, je dois avouer que j’espérais mieux. Même s’il faut nuancer, car le niveau était relevé, et pas mal de coureurs avaient déjà une course par étapes dans les jambes.

Malheureusement, j’ai été malade toute la semaine suivante, mais la forme revient progressivement avec le stage que nous effectuons avec Wanty à Benidorm, en Espagne, dans l’optique du Tour de Catalogne, entre autres.

Ce Tour de Catalogne figure t-il parmi vos objectifs de la saison ?

À vrai dire, même si c’est le prochain gros morceau de mon calendrier, la Catalogne n’est pas l’objectif principal. Je m’y prépare bien, parce que l’on ne va pas sur des courses World Tour la fleur au fusil, mais la période des Ardennaises, importante pour l’équipe, ainsi que le Tour de Romandie, formeront le point d’orgue de ma première partie de saison. La seconde dépendra beaucoup d’une éventuelle participation au Tour de France, qui serait alors le grand moment de l’année.

L’an dernier, Guillaume Martin avait frôlé un top 10 à Chalmazal-Jeansagnière, sur le Dauphiné – © Sirotti

Vous évoquez les Ardennaises. Pour vous qui avez remporté Liège-Bastogne-Liège chez les Espoirs, la Doyenne est-elle un rêve ?

C’est vrai que j’ai une relation particulière avec la course. Elle correspond plutôt bien à mes qualités mais y briller chez les professionnels, c’est tout autre chose. Il faut rester humble par rapport à ces monuments du cyclisme.

Votre profil de grimpeur se fait assez rare chez Wanty-Groupe Gobert. Est-ce un vecteur de pression ou est-ce synonyme de plus de liberté sur les épreuves ?

Je vois cela comme des opportunités à saisir. J’ai davantage de libertés, je peux courir un peu comme je le souhaite et pour moi qui suis en début de carrière, il y a plus de points positifs que négatifs dans cette situation où il n’y a pas vraiment de leader qui ressorte de l’équipe.

Wanty sera présente pour la première fois sur la Grande Boucle en juillet prochain. Vous qui en êtes membre depuis début 2016, sentez-vous que l’équipe a franchi un cap ?

Le Parisien espère être sélectionné pour le premier Tour de France de Wanty – Groupe Gobert – © Sirotti

Selon moi, le cap avait été franchi l’an dernier, avec notre victoire sur le classement Europe Tour, et notre très belle saison en général (Enrico Gasparotto a remporté l’Amstel, ndlr).

Cette année, l’équipe est encore homogène. Si l’on n’a pas de grands meneurs, on est nombreux à pouvoir se montrer. Sur le Tour, il faudra compter sur nous pour prendre les échappées. L’équipe est assez solide pour pouvoir se montrer régulièrement.

Pour terminer, vous étiez remplaçant en équipe de France pour les derniers championnats d’Europe de Plumelec. La sélection nationale, y pense-t-on lorsque l’on est coureur cycliste ?

C’est évident que c’est toujours un honneur que d’être sélectionné. Une sélection est sans doute différente dans le vélo que pour les sports collectifs, par exemple, parce que la construction du sport n’est pas la même. Mais bien sûr, si l’occasion se présente comme dans les catégories jeunes, je porterai le maillot bleu avec plaisir.

 

Nationalité :
Age : 24 ans
Equipe : Wanty – Groupe Gobert
À propos de Vincent Prono 87 Articles
Étudiant en licence d'Histoire à Rennes, Vincent est un grand passionné de sport et notamment de cyclisme. Après avoir vécu quelques expériences dans des médias sportifs, il prend part avec excitation à l'aventure du Grand Plateau, avant tout pour le plaisir de partager informations et analyses sur la petite reine.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*