Publié le 9 mai 2017 à 17:26

Jan Polanc s’offre l’Etna, Bob Jungels se pare de rose

© Sirotti

Les voilà, les premiers pourcentages de ce 100e Giro d’Italia. Après un triptyque sarde animé par le vent, et une journée de repos qui aura servi de transfert vers la Sicile, le peloton transalpin repartait ce mardi de Cefalu, pour filer vers un monstre volcanique : l’Etna.

Pourtant, le profil attrayant de cette quatrième étape n’a pas accouché du spectacle attendu. Si quelques-uns des leaders ont bien tenté quelques timides accélérations, c’est bien Jan Polanc, parti dès les premiers instants, qui s’est imposé au sommet. Fernando Gaviria, maillot rose au départ, cède sa première place à son coéquipier Bob Jungels.

Déjà la bonne échappée ?

L’échappée du jour comptait peut-être sur un marquage entre les favoris pour engranger suffisamment d’avance tout au long de la journée, et avoir une opportunité de viser la victoire une fois au pied de l’Etna. Si Pavel Brutt et Eugenio Alafaci ont rapidement compris qu’ils n’avaient aucune chance, Jacques Janse van Rensburg et Jan Polanc ont longtemps résisté.

Alors que les deux derniers résistants du groupe d’attaquants entamaient l’ascension finale, le peloton se voyait perturbé par une chute collective dans un virage. Ilnur Zakarin, déjà tombé lors de la 2e étape, a de nouveau été projeté au sol, sans conséquence grave.

Au pied de l’Etna, tandis que Polanc donnait tout ce qu’il lui restait pour tenter de conserver ses quatre minutes d’avance, c’est Paolo Tiralongo qui sortait du peloton, avant de se faire reprendre et distancer. Le vétéran italien avait prévenu : il voulait briller sur cette étape pour rendre hommage à son ami Michele Scarponi.

Marquage entre favoris

À cinq bornes du sommet, Mikel Landa est distancé sur un problème mécanique, ce qui pousse ses concurrents à durcir le rythme. Très bien entouré, Thibaut Pinot ordonne à ses équipiers de rouler. Loin d’obtenir l’effet escompté, la FDJ grille des cartouches inutilement et se retrouve dépassée par les équipes BMC et Bahrain Merida.

À l’avant, Jan Polanc résiste tant bien que mal et compte toujours deux minutes de marge à cinq kilomètres de la ligne. Mais dans un paysage lunaire balayé par le vent, le Slovène avance au courage. Et son numéro solitaire va résister aux attaques successives des favoris.

Vincenzo Nibali d’abord, sur ses terres, lance une première banderille, qui le discrédite davantage qu’elle n’impressionne ses rivaux. Puis c’est Ilnur Zakarin, contrant Tom Dumoulin, qui parvient à creuser un écart de quelques mètres. Il est toutefois bien trop tard pour revenir sur l’homme de tête.

Jan Polanc et Bob Jungels, bis repetita

Seul, dans une dernière ligne droite très exposée au vent, Jan Polanc savoure. Comme en 2015, au sommet de l’ascension d’Abetone, le jeune Slovène résiste au peloton et lève les bras. Il signe ainsi sa deuxième victoire chez les professionnels, une nouvelle fois sur le Tour d’Italie.

Trop court pour endosser le maillot rose suite au retard accumulé lors des premiers jours, le coureur du Team Emirates effectue tout de même un beau rapproché. Mais c’est bien Bob Jungels qui succède à son coéquipier Fernando Gaviria à la tête du classement.

Le champion du Luxembourg, qui avait marqué les esprits à Cagliari en étant l’un des grands artisans du coup de bordure gagnant, retrouve un tricot qu’il avait porté trois jours durant l’an passé. Au vu des profils des prochaines étapes, il devrait pouvoir conserver son bien jusque dimanche.

Cefalù – Etna
1Jan POLANCUAE Team Emirates4h55'58"
2Ilnur ZAKARINTeam Katusha – Alpecin+ 19"
3Geraint THOMASTeam Sky+ 29"
4Thibaut PINOTFDJm.t.
5Dario CATALDOAstana Pro Teamm.t.
6Tom DUMOULINTeam Sunwebm.t.
7Bob JUNGELSQuick-Step Floorsm.t.
8Adam YATESOrica-Scottm.t.
9Bauke MOLLEMATrek – Segafredom.t.
10Vincenzo NIBALIBahrain Merida Pro Cycling Teamm.t.
À propos de Cyprien Bricout 226 Articles
Étudiant en histoire et science politique à Nice, Cyprien a pour ambition de devenir journaliste. Enrichi de diverses expériences dans des médias web et radio, il a co-fondé le Grand Plateau. En passionné de cyclisme - et plus généralement de sport - qu'il est, Cyprien a placé de grands espoirs dans ce projet, qui incarne sa vision de ce que doit être le journalisme sportif.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*