Publié le 18 mars 2017 à 20:10

Laurent Pichon : « Un beau clin d’oeil à Fortuneo-Vital Concept »

© Le Grand Plateau / Vincent Prono

De notre envoyé spécial à La Haye-Fouassière.

Au terme d’une course de mouvement, où s’est écrit un scénario peu prévisible, Laurent Pichon a fait briller ses nouvelles couleurs sur la Classic Loire-Atlantique, deuxième manche de la Coupe de France. Il a résisté d’extrême justesse au retour du peloton mené par Thomas Boudat, qui échoue sur ses talons.

Très ému à l’arrivée, la recrue de Fortuneo-Vital Concept met fin à plus de quatre ans de disette. Le Breton ne s’était plus imposé depuis son succès au classement général des Boucles de la Mayenne.

Laurent, comment s’est déroulée votre course ? On vous a notamment vu faire partie du coup de force de l’équipe Fortuneo-Vital Concept.

Tout à fait. Nous avions un gros collectif, homogène, sans véritable sprinteur capable de remporter la course. Donc à trois tours de l’arrivée, l’on a décidé de mettre un gros coup de vis, comme on dit dans le jargon. Le peloton a été bien écrémé, on s’est retrouvé à six de l’équipe devant.

Malheureusement, il y avait aussi Thomas Boudat et deux de ses équipiers. On a vu que Hurel et Voeckler misaient sur une arrivée au sprint. À partir de là, on a voulu instaurer une course de mouvement pour aller chercher le bouquet. Franck Bonnamour est bien sorti dans la dernière boucle, je l’ai rejoint à cinq, six bornes de l’arrivée. Comme il était un peu sec, il m’a dit :  »Vas-y, fonce ». J’ai tout donné jusqu’à la ligne.

Cette stratégie avait-elle été mise en place au briefing ce matin ?

Exactement, l’on s’était dit qu’il fallait mettre en œuvre une action collective, pour se retrouver en surnombre devant et y aller ensuite à tour de rôle.

Laurent Pichon avait bien du mal à cacher son émotion une fois la ligne franchie – © Le Grand Plateau / Vincent Prono

Quel sentiment prédomine après ce succès ? L’émotion, la joie, le soulagement ?

La joie, bien sûr. J’attaque ma huitième année chez les pros, ma dernière victoire datait de 2012, avec Bretagne-Schuller. J’ai passé quatre ans à la FDJ, je reviens dans l’équipe qui m’a donné ma chance et c’est un beau clin d’œil que de lui apporter cette victoire.

Quel est vôtre programme pour la suite ?

Je serai sur la Semaine Coppi et Bartali, puis je ferai mon retour sur les Coupe de France, notamment avec la Route Adélie, Paris-Camembert et sûrement sur le week-end finistérien, avec le Tour du Finistère et le Tro-Bro Leon.

La Coupe de France ne devient-elle pas un objectif, avec ce succès ?

C’est sûr, d’autant plus que la compétition compte de nombreuses épreuves en Bretagne. Je compte bien y figurer, à domicile. J’avais dit au staff, en début de saison, que j’espérais quelque chose sur les Coupe de France. Mais ce sont des courses particulières, qui peuvent bien se goupiller, ou vous échapper. On l’a vu sur cette épreuve, mais aujourd’hui, cela a tourné en ma faveur.

Nationalité :
Age : 31 ans
Equipe : Fortuneo – Vital Concept
À propos de Vincent Prono 87 Articles
Étudiant en licence d'Histoire à Rennes, Vincent est un grand passionné de sport et notamment de cyclisme. Après avoir vécu quelques expériences dans des médias sportifs, il prend part avec excitation à l'aventure du Grand Plateau, avant tout pour le plaisir de partager informations et analyses sur la petite reine.

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