Publié le 16 mai 2017 à 19:08

Les tops et flops de la 10e étape

© Sirotti

La course au maillot rose bat son plein. Chaque soir, Le Grand Plateau vous propose un retour sur l’étape du jour, à savoir les tops et les flops de la journée, pour vous permettre de suivre l’évolution du Giro d’Italia au quotidien.

LES TOPS

Tom Dumoulin

Tom Dumoulin en rose. Peut-il le rester jusqu’à Milan ? – © Sirotti

Tout le monde attendait le coureur du Team Sunweb et il a répondu présent. Impressionnant durant les 39,8 kilomètres du contre-la-montre, le Néerlandais n’a pas laissé de place au doute. Dès le premier pointage intermédiaire, Tom Dumoulin avait distancé ses adversaires directs. Centimètre après centimètre, mètre après mètre, kilomètre après kilomètre, le Papillon de Maastricht s’est envolé pour aller chercher le maillot rose.

Il est donc le nouveau leader d’un Giro totalement relancé et il devra dès demain faire travailler son équipe pour défendre ce précieux maillot de leader. Avec deux minutes et vingt-trois secondes d’avance sur son dauphin Nairo Quintana, le Néerlandais possède une petite marge de manœuvre.

Geraint Thomas

Malgré sa lourde chute sur l’étape du Blockhaus, le Gallois est revenu en forme sur ce chrono. Pendant longtemps, Geraint Thomas a occupé la pôle position sur cette étape. Cependant, il n’a rien pu faire face à la puissance de Tom Dumoulin.

Le coureur du Team Sky semble avoir bien récupéré de sa chute mais il pointe toujours à la onzième place du général à plus de cinq minutes trente du leader. De quoi nous laisser espérer voir une équipe Sky offensive sur les prochains jours ?

Le suspense

C’est l’autre grand gagnant -avec Dumoulin- de cette 10e étape. Si le Néerlandais a écrasé ce premier contre-la-montre de l’épreuve transalpine, reléguant son plus proche poursuivant à plus de deux minutes vingt au général, ils sont désormais quatre, derrière lui, à se tenir en vingt-quatre secondes : Quintana (à 2’23″ du Néerlandais), Bauke Mollema (2’38″), Thibaut Pinot (2’40″) et Vincenzo Nibali (2’47″). Un mouchoir de poche à (quasiment) la mi-Giro.

Le plus dur est encore à venir sur ce 100e Giro. La dernière semaine, notamment, devrait donner lieu à quelques explications en haute altitude. Il reste également un chrono, le dernier jour, et le meilleur rouleur parmi les favoris est en tête. Les meilleurs grimpeurs devront, forcément, passer à l’offensive et reprendre du temps. Beaucoup de temps.

LES FLOPS

Victor Campenearts

Le champion de Belgique du contre-la-contre était sur un terrain à sa convenance. Il s’est pourtant contenté de la 182e place à plus de dix minutes du vainqueur. Le Belge évoluait dans un de ses domaines de prédilection. Vainqueur d’un chrono difficile sur le Tour d’Andalousie en début d’année, il était annoncé parmi les favoris de cette dixième étape. Mais très vite, les suiveurs vont se sont rendus compte que le coureur de la LottoNL-Jumbo n’était pas là pour jouer la gagne.

Sur la rampe de lancement et à l’arrivée, Campenaerts, maillot ouvert et écrit sur le torse, adressait un message à sa femme. Et seulement au bout de quelques kilomètres de course, Martijn Keizer, son coéquipier le rattrapait. Victor Campenaerts était clairement en dedans. Sans doute que le champion de Belgique était contraint d’économiser ses forces pour protéger son leader, Steven Kruijswijk dans les étapes à venir mais toujours est-il qu’il s’est privé d’une chance de jouer une victoire d’étape sur un grand Tour.

Thibaut Pinot

Le champion de France du chrono a terminé 19e de la 10e étape ce mardi – © Sirotti

Lui aussi était attendu sur ce parcours après sa belle deuxième place au Blockhaus, dimanche dernier. Mais le Franc-Comtois s’est raté, ce mardi, entre Foligno et Montefalco. Le champion de France de l’épreuve solitaire a terminé dix-neuvième, à 2’42″ de Dumoulin. Une contre-performance au vu de ses progrès dans l’exercice depuis deux saisons.

Au départ de l’étape, Pinot occupait la deuxième place du général. Il est désormais quatrième. Rien de rédhibitoire, bien sûr, après ce qu’il a montré durant les dix premiers jours de course, mais il a manqué l’occasion de frapper un gros coup.

Tejay van Garderen

Il est le coureur, parmi les 20 premiers du classement général, à avoir réalisé le moins bon temps (43e à 4’16″ de Dumoulin). Il fut un temps, pourtant, où les étapes chronométrées permettaient à Tejay van Garderen de prendre du terrain à ses adversaires directs. Lors du Tour de France 2012, celui qui l’a révélé, l’Américain avait par exemple terminé quatrième et septième des deux contre-la-montre qui figuraient sur le tracé.

Mardi, c’est l’inverse qui s’est produit. Le coureur de la BMC a lâché du temps à tous les favoris, perdu quatre places (il est maintenant dix-septième à près de huit minutes de Dumoulin) et sans doute une grande partie de ses espoirs de top 5. L’échec est cuisant pour van Garderen. Propulsé unique leader de la formation helvéto-américaine après l’abandon de Rohan Dennis, en début de Giro, il ne parvient pour le moment pas à assumer ce rôle. Désormais loin au général, il devrait avoir le droit à quelques bons de sorties. À lui d’en profiter pour aller chercher son étape.

À propos de Florian Puche 80 Articles
Étudiant en histoire, Florian est passionné par le sport et en particulier le cyclisme et le rink-hockey. Ses semaines sont rythmées par les activités sportives en tout genre. Après des expériences de correspondant local sportif, il souhaite joindre l'utile à l'agréable en partageant les sujets qui lui tiennent à cœur sur Le Grand Plateau.

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