Publié le 10 mai 2017 à 18:44

Les tops et les flops de la 5e étape

(c) Sirotti

La course au maillot rose bat son plein. Chaque soir, Le Grand Plateau vous propose un retour sur l’étape du jour. Les tops et les flops de la journée pour vous permettre de suivre l’évolution du Giro d’Italia au quotidien.

LES TOPS

Quick-Step Floors

Second bouquet pour Fernando Gaviria, qui endosse le maillot cyclamen – (c) Sirotti

Décidément, la formation de Patrick Lefevere est l’équipe en forme de ce début de Giro d’Italia. Impressionnante de force collective lors du coup de bordure de Cagliari qui a propulsé Fernando Gaviria vers son premier succès, elle paraît inarrêtable.

En effet, depuis dimanche, les hommes au maillot bleu trustent les podiums. Déjà la deuxième victoire d’étape pour le véloce Colombien qui a devancé tous ses adversaires dans un sprint royal ce mardi.

De son côté, Bob Jungels conserve sa tunique rose de leader de la course, et son maillot blanc de meilleur jeune. Cerise sur le gâteau, le vainqueur du jour endosse le maillot cyclamen de meilleur sprinteur. Une véritable razzia qui n’est peut-être pas terminée.

Jakub Mareczko

Le coureur italien de 23 ans est réputé très rapide, mais il lui manque encore l’endurance et l’expérience nécessaires pour faire parler sa pointe de vitesse au terme d’une longue épreuve. Discret depuis le départ de Sardaigne, Jakub Mareczko a profité des 160 kilomètres proposés pour aller chercher une superbe deuxième place.

Le Transalpin peut même nourrir quelques regrets. En effet, le coureur de la Wilier Triestina – Selle Italia semblait être le plus rapide dans les derniers mètres de l’étape, mais il partait de trop loin pour venir inquiéter Fernando Gaviria. Mareczko a pris rendez-vous pour l’avenir. Un avenir peut-être très proche.

Sam Bennett

Malade depuis le départ, Sam Bennett va mieux et accroche son premier podium – (c) Sirotti

Malade depuis le départ, l’Irlandais n’avait pas réussi à se mêler au moindre sprint. Il avait laissé la lumière des projecteurs à son coéquipier Lukas Pöstlberger, vainqueur de l’étape d’ouverture et premier porteur du maillot rose. Proche de l’abandon, le sprinteur a serré les dents et profité de la journée de repos pour se refaire une santé.

Ses problèmes d’estomac laissés en Sardaigne, Bennett a bénéficié du soutien de ses collègues et de meilleures sensations pour venir jouer des coudes avec ses adversaires. Troisième sur la ligne, le coureur Bora-hansgrohe a repris confiance et surtout sa condition ne devrait cesser de s’améliorer.

LES FLOPS

Caleb Ewan

La bombe australienne déçoit en ce début de Giro d’Italia. Deuxième à Olbia et neuvième à Cagliari, Caleb Ewan ne remporte que les sprints pour les places d’honneur. Intraitable chez lui en début de saison, le sprinteur de 22 ans a du mal à afficher le même rendement sur le sol européen.

Pire, l’Australien semble reculer dans la hiérarchie, au contraire de ses adversaires. Victime d’un saut de chaîne lors de la deuxième étape, cette fois-ci le coureur d’Orica-Scott s’est enfermé tout seul au moment de l’emballage, ne pouvant produire son effort. Dans les prochains jours, Ewan devra faire preuve de plus de clairvoyance pour satisfaire ses objectifs.

André Greipel

André Greipel n’a pas trouvé l’ouverture à Messine, il se contente de la quatrième place – © Sirotti

Parfaitement placé à deux kilomètres de l’arrivée, l’Allemand s’est fait déborder juste avant le dernier rond point de l’étape. Maillot cyclamen sur le dos, le cycliste de la Lotto Soudal est parvenu à remonter, mais il partait de trop loin pour pouvoir inquiéter le vainqueur du jour.

André Greipel perd sa tunique de meilleur sprinteur et surtout une occasion de lever les bras. Contrairement à ses deux principaux adversaires, l’homme aux sept victoires sur le Giro d’Italia passe moins bien les ascensions. Les profils escarpés des prochains jours lui conviennent moins.

Luka Pibernik

Personne n’attendait le Slovène sur cette étape de transition. Le coureur Bahrain Merida aurait pu traverser la journée dans l’anonymat le plus complet, en travaillant pour son leader Vincenzo Nibali. Mais, à sept kilomètres de l’arrivée, Pibernik s’est isolé en tête de course.

Le nez dans le guidon, le cycliste de 23 ans creuse un petit écart. Il doit passer une première fois sur la ligne, avant d’effectuer la boucle finale. Nullement étonné de la passivité du peloton, Pibernik n’entend pas la cloche et lève les bras au ciel, pensant obtenir la plus belle victoire de sa carrière. Sa joie est de courte durée. Il voit le paquet le passer sans broncher et réalise son erreur. Le Slovène termine à une anecdotique 148e place avec la certitude de se faire chambrer par son homologues dans les jours à venir.

À propos de Romain Michel 140 Articles
Diplômé en Master Information et Communication à Lyon, Romain est un sportif accompli depuis la sortie du berceau. Il rejoint le Grand Plateau après plusieurs expériences dans les médias. Cycliste amateur, il pose un regard passionné et avisé sur le peloton.

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