Publié le 12 mai 2017 à 18:31

Les tops et les flops de la 7e étape

(c) Sirotti

La course au maillot rose bat son plein. Chaque soir, Le Grand Plateau vous propose un retour sur l’étape du jour, à savoir les tops et les flops de la journée, pour vous permettre de suivre l’évolution du Giro d’Italia au quotidien.

LES TOPS

Caleb Ewan

Caleb Ewan a enfin mis la balle au fond, ce vendredi – © Sirotti

La petite bombe australienne était le dernier des « grands » sprinteurs présents à ne pas avoir ouvert son compteur, au contraire d’André Greipel, ou encore d’un Fernando Gaviria impressionnant. L’erreur a été réparée ce vendredi, au terme d’un final maîtrisé, malgré le très faible écart séparant Ewan de ses poursuivants.

Une victoire libératrice, lorsque l’on sait que la pression augmente de jour en jour quand un sprinteur n’arrive pas à rentabiliser le travail de ses coéquipiers. Un bouquet qui pourrait en amener d’autres, quand on connaît le talent du jeune coureur.

Ryan Gibbons

Il n’est pas le sprinteur le plus connu. Son nom n’est presque jamais cité. Pourtant, Ryan Gibbons, le Sud-Africain de Dimension Data fait preuve d’une régularité impressionnante sur ce Giro, son premier grand Tour.

À 22 ans seulement, et avec comme seule référence une victoire au classement général du Tour du Langkawi, agrémentée d’une victoire d’étape, le natif de Johannesburg en est déjà à quatre tops 10. Et le véloce coureur ne cesse de progresser; après une huitième place le premier jour, et deux septièmes places, il a encore gagné un rang à Alberobello. De bonne augure pour la suite.

Les équipes invitées

Les étapes de plaine sont souvent marquées par leur caractère terne et la possibilité de boire une demi-douzaine de cafés sans rien manquer des événements. Dans ce cadre, remercions les équipes conviées par RCS, qui ne cessent de tenter en s’insérant dans les échappées.

Ainsi, les Gazprom-RusVelo, avec Pavel Brutt ou Dmitriy Kozontchuk, les CCC Sprandi Polkowice, avec Jan Tratnik ou Marcin Bialoblocki, les Bardiani avec Simone Andreetta ou les Wilier-Triestina avec Eugert Zhupa, Ilia Koshevoy ou Giuseppe Fonzi font rayonner leurs couleurs et pimentent un peu ces jours de course.

Un hommage à ces coureurs qui essayent sans attendre grand-chose en retour était donc indispensable. Souhaitons que ces écuries puissent un jour être récompensées.

LES FLOPS 

Les UAE Team Emirates

Roberto Ferrari et Sacha Modolo avaient pris l’habitude de se répartir les sprints. Une coutume qui fonctionnait bien lors des premières arrivées groupées, le premier passant tout près de l’exploit à Tortoli.

Mais aujourd’hui, les membres de l’équipe émiratie sont complètement passés à travers, Ferrari se relevant tôt et Modolo ne parvenant pas à jouer sa carte, pas aidé par un final qui laissait peu de place aux coureurs souffrant d’un train moyen. Pas de top 10 et une petite déception pour les blanc et noir, habitués à mieux.

La sécurité

Le drame a été évité de justesse ce vendredi, le peloton évitant miraculeusement un signaleur qui s’était aventuré au milieu de la chaussée. Une attitude incompréhensible, y compris du point de vue de l’homme qui a risqué son intégrité physique.

Un incident qui n’est pas le premier même si la nature de ces événements n’est pas toujours la même. Lors du premier sprint, un virage très dangereux du fait de sa proximité de l’arrivée, avait conduit à une chute et à une désorganisation totale du peloton. Pas plus tard que mardi, la signalisation d’un tournant n’avait pas été efficace et avait conduit à une erreur de trajectoire de Fernando Gaviria ainsi qu’à un goûter de bitume de la part d’Ilnur Zakarin.

Des incidents marginaux à l’échelle de l’organisation d’un tel événement, mais anormaux et qui ne devraient pas exister. La sécurité des coureurs est déjà assez menacée sans que ceux-ci doivent parer à une erreur de l’organisation.

Le spectacle du jour

Oui, il en faut pour tout le monde. Les sprinteurs doivent pouvoir s’exprimer sur une course de trois semaines, mais les étapes verrouillées en faveur des hommes rapides brillent rarement par le spectacle proposé.

Une échappée publicitaire, un retour du peloton relativement tôt dans l’étape et un dernier kilomètre d’adrénaline : voilà à quoi se résument souvent les jours de course dits de transition. Difficile de faire autrement pour les organisateurs qui ne peuvent placer des difficultés lors de toutes les étapes, mais vecteurs d’après-midis synonymes d’ennui profond pour le téléspectateur.

À propos de Vincent Prono 87 Articles
Étudiant en licence d'Histoire à Rennes, Vincent est un grand passionné de sport et notamment de cyclisme. Après avoir vécu quelques expériences dans des médias sportifs, il prend part avec excitation à l'aventure du Grand Plateau, avant tout pour le plaisir de partager informations et analyses sur la petite reine.

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