Publié le 13 mai 2017 à 19:28

Les tops et les flops de la 8e étape

(c) Sirotti

La course au maillot rose bat son plein. Chaque soir, Le Grand Plateau vous propose un retour sur l’étape du jour, à savoir les tops et les flops de la journée, pour vous permettre de suivre l’évolution du Giro d’Italia au quotidien.

LES TOPS

Gorka Izagirre

Gorka Izagirre peut lever les bras, il signe sa première victoire sur un grand Tour – (c) Sirotti

Sur ce Giro d’Italia, l’Espagnol est un coéquipier de luxe pour Nairo Quintana. Ce samedi, le coureur de la Movistar a profité d’une course de mouvement pour prendre les devants. Sorti en compagnie de plusieurs seconds couteaux, Izagirre a parfaitement géré le final de l’étape.

Il a bénéficié de la chute de Valério Conti pour prendre quelques longueurs d’avance. Cependant, le quatrième du dernier Paris-Nice était fort pour résister à ses poursuivants dans les 900 derniers mètres. En puissance, au terme d’un effort interminable, il a pu savourer sa première victoire sur un grand Tour. De bon augure pour Nairo Quintana, qui peut compter sur une équipe compétitive.

Luis Leon Sanchez

Le vétéran espagnol est un spécialiste des étapes de moyenne montagne destinées aux échappées. Dans un rôle de baroudeur qu’il affectionne, le coureur Astana s’est porté à l’avant dès la première heure de course. Il a abordé la principale difficulté du jour avec une minute de marge.

Trop fort pour ses compagnons de fugue, il s’est isolé à près de cent kilomètres de la ligne, avant de voir revenir quelques costauds du peloton. Après de nombreux efforts, Sanchez était encore présent dans le final, mais les cartouches laissées en cours de route lui ont manqué au moment de conclure dans le dernier kilomètre. Il retentera sa chance d’ici Milan.

Mikel Landa

Troisième du Giro d’Italia en 2015, le grimpeur espagnol a tenté sa chance dans la dernière ascension du jour. Le coureur de la team Sky a creusé un écart de quinze secondes, avant de se contraindre à voir revenir le groupe des leaders. Son offensive à au moins eu le mérité de réveiller ses adversaires.

Second leader de la formation britannique, Mikel Landa joue son rôle de dynamiteur, tandis que Geraint Thomas est dans la gestion avant le contre-la-montre. L’Espagnol devrait repasser à l’attaque sur les pentes du Blockhaus. En effet, s’il ne reprend pas du temps, il devra se muer en coéquipier à la suite de l’effort solitaire qui lui est défavorable.

LES FLOPS

Les coureurs italiens

Giovanni Visconti est déçu, il vient de passer à côté d’une belle victoire – (c) Sirotti

Huit étapes et toujours aucune victoire italienne, tandis que sept nations différentes ont déjà triomphé. Sans sprinteur vedette, les coureurs de la Botte adorent ses étapes vallonnées destinées aux puncheurs. Représentée par Visconti et Conti dans l’échappée décisive, les Transalpins ont loupé le coche.

Tout d’abord, Conti s’est retrouvé à terre à 900 mètres de la ligne, puis Visconti, gêné par l’incident, n’a jamais pu boucher le trou qui le séparait du vainqueur du jour. Un deuxième place au goût amer pour le coureur Bahrain-Mérida. Enfin, le groupe des favoris est réglé par un compatriote, en la personne de Battaglin.

Gazprom-Rusvelo

Si nous avons eu droit à une étape mouvementée, l’équipe russe n’y est pas étrangère. Non représentée à l’avant, la formation de Renat Khamidulin a mis la plupart de ses hommes à rouler. Un effort collectif qui a permis au paquet de revenir à moins d’une minute au pied de la principale ascension du jour.

Après tant d’efforts, les hommes au maillot bleu ont réussi à envoyer Ivan Rovny dans l’échappée, mais le Russe n’a jamais pu envisager la victoire d’étape. 71ème à l’arrivée, il est le meilleur représentant de son équipe. Une journée galère pour les coureurs invités. De mauvaise augure avant les grandes étapes de montagne.

Les outsiders

Depuis le départ de Sardaigne, la quinzaine de leaders qui espèrent jouer les premiers rôles s’observent. Déjà sur les pentes de l’Etna, aucun n’a daigné prendre l’initiative. Si le vent de face pouvait expliquer cet attentisme, l’étape du jour présentait le scénario type d’une course débridée propice aux grandes manœuvres.

Malheureusement, mis à part Mikel Landa dans les ultimes kilomètres, les leaders ont préféré envoyer leurs seconds couteaux à l’avant. Si l’attitude de Nibali ou Quintana est compréhensible, les deux hommes étant les grands favoris, des coureurs comme Pozzovivo, Yates ou Formolo auraient pu profiter de ces routes escarpées pour reprendre du temps avant un contre-la-montre qui leur est défavorable. Attention, après Milan, il sera trop tard.

À propos de Romain Michel 140 Articles
Diplômé en Master Information et Communication à Lyon, Romain est un sportif accompli depuis la sortie du berceau. Il rejoint le Grand Plateau après plusieurs expériences dans les médias. Cycliste amateur, il pose un regard passionné et avisé sur le peloton.

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