Publié le 14 mai 2017 à 19:32

Les tops et les flops de la 9e étape

(c) Sirotti

La course au maillot rose bat son plein. Chaque soir, Le Grand Plateau vous propose un retour sur l’étape du jour, à savoir les tops et les flops de la journée, pour vous permettre de suivre l’évolution du Giro d’Italia au quotidien.

LES TOPS

L’équipe Movistar

Le V de la victoire pour un Nairo Quintana tout sourire au sommet du Blockhaus – (c) Sirotti

Déjà victorieuse la veille par l’intermédiaire de Gorka Izagirre, l’équipe espagnole a récidivé ce dimanche. En effet, son leader Nairo Quintana s’est envolé sur les pentes du Blockhaus. Après plusieurs accélérations, le Colombien a laissé tous ses rivaux sur place pour aller cueillir la victoire et endosser le maillot rose de leader.

Mais au-delà de la performance du grimpeur sud-américain, c’est le collectif de la Movistar qui a impressionné. Elle a pleinement assumé son statut en roulant dès les premiers kilomètres derrière l’échappée, puis en dictant le tempo en tête de paquet dans l’ascension finale. Avec Anacona et Amador, la formation d’Eusebio Unzué possèdent deux coureurs capables d’accompagner Quintana dans la montagne.

Thibaut Pinot

Le Franc-Comtois a débarqué sur ce Giro d’Italia avec des ambitions. Fort d’un début de saison solide, il avançait avec certitudes. Cependant, après deux échecs successifs sur les courses de trois semaines, le coureur de la FDJ passait un test grandeur nature avec la première bataille entre leaders. Pinot n’a pas déçu lors de ce premier grand rendez-vous, toujours important.

Capable d’accompagner les deux grands favoris, Quintana et Nibali, dans un premier temps, il a ensuite dû se résoudre à laisser filer le Colombien, mais n’a pas craqué. Deuxième au sommet, à seulement 24 secondes du vainqueur du jour, le grimpeur français a réalisé une superbe performance. Désormais, Pinot regarde vers le contre-la-montre, deuxième test, pour conforter sa position sur le podium de la course au maillot rose.

Les coureurs néerlandais

Ils ne sont que treize dans le peloton, pourtant deux éléments sont parvenus à tirer leur épingle du jeu. Si l’on attendait Steven Kruijswijk, finalement douzième, c’est Tom Dumoulin, grand bénéficiaire du jour, qui a épaté la galerie. Le coureur du Team Sunweb se retrouve en position de force à l’aube d’un exercice solitaire, dont il est le grand spécialiste. S’il évolue à son niveau, le cycliste de 26 ans devrait se parer de rose mardi.

Quatrième au sommet, Bauke Mollema fait parti des satisfaits du jour. Longtemps dans le sillage de son compatriote, il a cédé dans le final pour terminer à quarante secondes. Lorsque l’on connaît ses progrès face à la montre, le coureur Trek-Segafredo peut être ambitieux. Mais attention, il a l’habitude de baisser pavillon en troisième semaine, comme l’a encore prouvé le dernier Tour de France.

LES FLOPS

L’organisation de la course

Pris dans la chute, Geraint Thomas a perdu cinq minutes. Pire, il semble touché – (c) Sirotti

Quinze kilomètres de l’arrivée, un peloton tendu et des cyclistes en plein effort, lorsqu’une moto s’arrête sur la chaussée. Tête dans le guidon, les coureurs ne peuvent éviter le motard : c’est la chute. Comment une telle situation a pu se produire sur une course de la renommée du Giro d’Italia ? Les explications de l’organisation seront scrutées.

Premier coureur à perdre l’équilibre, Wilco Kelderman emmène dans son sillage une quinzaine de coureurs au sol. Parmi eux, la moitié de l’équipe Sky, dont ses deux leaders : Geraint Thomas et Mikel Landa, Adam Yates ou encore Rudy Molard. Avec un retard conséquent et des possibles blessures, ce soir, le maillot rose n’est plus l’objectif premier des deux coureurs britanniques. Des mois de préparation gâchés par un incident insensé. La dure loi du haut-niveau.

Vincenzo Nibali

Attendu au tournant après ces récentes déclarations à l’encontre de Nairo Quintana dans la presse, Vincenzo Nibali a manqué son rendez-vous avec le Colombien. Si dans un premier temps, le Requin de Messine a fait forte impression en revenant à plusieurs reprises sur son adversaire, il n’a pas été capable de tenir ce rythme effréné.

En effet, le vainqueur sortant a coincé dans les quatre derniers kilomètres de l’ascension. Il a été revu puis déposé par Thibaut Pinot, Tom Dumoulin et Bauke Mollema. Une contre-performance pour le coureur de la Bahrain-Mérida qui a conclu l’étape avec une minute de retard. Avec son leader, c’est toute l’équipe bahreïnie qui a déçu. Il va falloir montrer autre chose pour inquiéter le nouveau maillot rose.

Bob Jungels

Le Luxembourgeois n’est pas un pur grimpeur et peu d’observateurs le voyait conserver son paletot au sommet du Blockhaus. Il n’empêche que le coureur de la Quick-Step Floors a évolué en deçà de son niveau de l’an dernier. Quinzième sur la ligne, Jungels a concédé trois minutes et demi au lauréat du jour. Un écart conséquent qui le repousse hors du top 10 au classement général.

Le sixième de la dernière édition du Giro d’Italia tentera de reprendre du temps lors de l’exercice solitaire. Mais s’il parvient à se replacer, les prochaines étapes de montagne devraient sonner le glas des illusions du cycliste de 24 ans. Très en forme depuis le début de l’épreuve, Jungels a touché ses limites ce dimanche. On devrait voir le Luxembourgeois se battre pour le maillot blanc.

À propos de Romain Michel 140 Articles
Diplômé en Master Information et Communication à Lyon, Romain est un sportif accompli depuis la sortie du berceau. Il rejoint le Grand Plateau après plusieurs expériences dans les médias. Cycliste amateur, il pose un regard passionné et avisé sur le peloton.

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