Publié le 24 mars 2017 à 10:37

Michael Matthews jette son dévolu sur les Flandriennes

© Cor Vos / Team Sunweb

On peut être Australien et aimer la fraîcheur printanière des classiques. Michael Matthews fait partie des coureurs océaniens capables de briller sur les courses d’un jour. Et sa campagne 2017 a débuté mercredi par À travers la Flandre.

Avec déjà 27 victoires chez les professionnels, Michael Matthews sera sans doute une menace supplémentaire lors des Flandriennes. Le coureur envisage sérieusement de faire parler sa pointe de vitesse sur les courses pavées. Plus dangereux sur les grands Tours où il cumule les victoires d’étapes, l’Aussie a avoué à Cyclingnews ses envies de victoire sur le Tour des Flandres.

Objectif Ronde

Michael Matthews est un habitué des grands Tours, un peu moins des classiques – (c) Sirotti

Pourtant, l’idylle n’est pas franchement parfaite entre Michael Matthews et les classiques. S’il a remporté le Tour de Cologne en 2011 et la Classique d’Almeria en 2012, il reste largement en retrait sur les épreuves d’une journée, et en particulier les Monuments. Seule une belle 3e place sur Milan San Remo 2015 vient sauver un palmarès somme toute, peu classique.

D’ailleurs, le coureur n’a que très peu participé aux épreuves printanières belges : « Je voulais vraiment les disputer avant quand j’étais chez Orica-Scott, mais l’équipe était spécialiste de ce genre de courses et je n’y avais pas forcément ma place », explique le coureur.

Quatre ans plus tard, il espère « se reconvertir vers les pavés ». Une bonne nouvelle pour le spectacle, d’autant que le Tour des Flandres laisse au coureur des souvenirs certains chez les espoirs -il avait fini 2e en 2010. On imagine d’ailleurs sans mal l’Australien capable de rivaliser dans la campagne des Flandres.

Une décision accélérée avec son changement d’équipe

L’avenir de Michael Matthews s’écrira-t-il sur les pavés ? – (c) Sirotti

Si son ambition des classiques était encore il y a peu un désir inavouable, son changement d’équipe à l’intersaison -il a rejoint le Team Sunweb- a réveillé en lui son rêve de pavés. Avec le départ du spécialiste John Degenkolb, l’Australien n’est que peu concurrencé dans sa nouvelle formation pour les classiques printanières. Ce nouveau statut de leader, qu’il faudra tout de même assumer, pourrait lui permettre de toucher un peu plus au but.

L’an passé déjà, il a montré ses qualités de puncheur sur les Ardennaises en prenant une prometteuse 5e place de l’Amstel Gold Race. Des résultats probants qu’il faudra désormais répéter en Flandres.

Dernier obstacle au rêve du Wallabie : dompter le comportement particulier du spécialiste des classiques : « Je vais beaucoup apprendre cette saison sur ces courses ». « Je pense avoir les bonnes sensations sur les routes cahoteuses. Mon corps endurent plutôt bien les secousses » admet-il.  Réponse à Wevelgem dimanche.

Nationalité :
Age : 27 ans
Equipe : Team Sunweb
À propos de Nathanaël Valla-Mothes 96 Articles
Etudiant en Master II Journalisme, Nathanaël est un passionné de cyclisme qui peut compter sur ses expériences dans les médias. Son atout principal ? Son court passé de cycliste amateur qui lui permet d'apporter son analyse, et de comprendre ce sport de l'intérieur.

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