Publié le 1 juillet 2017 à 19:30

Sky, la preuve par quatre

(c) Sirotti

Geraint Thomas premier leader, ses acolytes Vasil Kiryienka (3e), Chris Froome (6e) et Michal Kwiatkowski (8e) en embuscade: le Team Sky a ébloui sur les routes détrempées de Düsseldorf ce samedi à l’occasion du chrono inaugural du 104e Tour de France.

Preuve, s’il en fallait, que l’armada britannique a avancé ses pions les plus affilés sur le jeu d’échec allemand. Ne serait-ce que redondance d’énoncer la doctrine préférée des suiveurs de la petite reine : « le cyclisme est un sport individuel qui se court en équipe » ?

Cette année, peut-être par le nivellement des conditions de chaque leader, savoir bien s’entourer aura son pesant d’or dans la course aux Champs-Elysées. Le Colombien Nairo Quintana, rival désigné de Froome, a déjà perdu son garde-fou Alejandro Valverde, venu s’encastrer dans les barrières après un jeu d’équilibriste. Au soir de la 1ère étape, la Movistar sait qu’elle devra composer avec une pièce maîtresse de moins quand la route s’élèvera. Damne !

Outre-Manche, Chris Froome rayonnait dans la grisaille allemande. Et avec raison. Si Geraint Thomas a offert au Pays de Galles son premier tricot doré de l’Histoire, l’homme de Cardiff a d’abord rassuré la troupe à Dave Brailsford. Plus que la victoire d’un équipier, Chris Froome peut désormais reposer une confiance légitime sur les siens.

Les leaders prudents

La chaussée humide de la cité de la Ruhr et l’abandon de Valverde avaient refroidi les esprits. Les mains sur les cocottes de frein, les principaux leaders ont négocié épingles et virages à angle droit avec la plus tiède prudence.

Résultat, de Richie Porte à Esteban Chaves, en passant par Nairo Quintana et Alberto Contador, les adversaires de Froome ont déjà laissé filer 45 à 90 secondes sous leurs roues lenticulaires. Le Kenyan blanc a récolté une précieuse avance dans sa besace et nul doute qu’il sort grand gagnant du mano à mano entre les têtes d’affiche de la Grande Boucle 2017.

Les Allemands déçus, Stefan Küng proche de l’exploit

La douche froide a frappé le nombreux public massé sur les quatorze kilomètres du tracé de Düsseldorf lorsque le Panzerwagen a échoué à huit unités de l’objectif de toute une saison. La déception se lisait sur le visage du champion du monde.

Un autre Alémanique, Suisse lui, Stefan Küng a titillé un exploit dont il fantasmait sans doute en secret. Dix ans après leur héros Fabian Cancellara à Londres, les Helvètes ont bien failli revoir l’un des leurs glaner le maillot le plus convoité du monde. La pépite de BMC se consolera avec le maillot blanc. Tout en n’écartant pas la possibilité de le troquer contre du jaune dans les jours à venir ?

À propos de Mathieu Roduit 222 Articles
Étudiant en licence d'information et de communication, Mathieu a déjà mis un pied dans le monde du journalisme. Pigiste sportif dans plusieurs quotidiens en Suisse, il possède de nombreuses cordes à son arc. Ce cycliste amateur a fait de la petite reine son domaine. Mathieu a cofondé Le Grand Plateau.

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