Publié le 25 mars 2017 à 19:43

La Trek-Segafredo veut se relancer sur les classiques

(c) Sirotti

Gand-Welvelgem dimanche, le Tour des Flandres la semaine prochaine et Paris-Roubaix la semaine suivante. Trois épreuves mythiques et trois occasions pour la Trek-Segafredo de réussir sa saison des classiques flandriennes.

Un succès sur une de ces courses prestigieuses suffit à oublier le reste. Il en suffit d’une. Cependant, plus facile à dire qu’à faire. Pour l’instant, les rouge et noir tournent autour mais n’arrivent pas à faire mouche. Alors le temps commence à être compté pour la solide formation articulée autour de John Degenkolb.

Des révélations mais pas de confirmation

Au départ de cette période de classiques, la Trek-Segafredo affichait pourtant un visage séduisant. Avec John Degenkolb comme mentor, les Fabio Felline, Jasper Stuyven et Edward Theuns devaient éclore. Et ils ont plutôt bien répondu aux attentes.

Fabio Felline est en forme depuis le début de l’année – (c) Sirotti 

Dès le Circuit Het Nieuwsblad, Fabio Felline et Jasper Stuyven ont joué les premiers rôles. Très offensifs, les deux hommes ont dynamité la course. Mais face à une concurrence emmenée par Peter Sagan et Greg Van Avermaet notamment, difficile de rivaliser.

Alors les deux coéquipiers se sont contentés des accessits avec une belle huitième place pour Stuyven et encore une plus prometteuse quatrième place de Felline. Le plan de la formation Américaine est donc en marche. Et les équipiers de luxe de Degenkolb se préparent aux combats du printemps.

En confirmant leur belle relation avec les pavés, le Belge et l’Iatlien se rapprochent très près de la victoire. Stuyven s’octroie la deuxième place sur Kuurne-Bruxelles-Kuurne derrière Sagan. Felline décroche la septième position sur les Strade Bianche.

De plus en plus, les deux compères font de l’œil à ces fameuses classiques. Mais toujours dans le but de se préparer au mieux pour accompagner leur leader, John Degenkolb. L’Allemand, une seule fois vainqueur cette saison, sur le Tour d’Abu Dhabi, n’a pour l’instant pas vraiment montré l’étendue de ses talents.

John Degenkolb dans l’expectative

John Degenkold doit encore s’affirmer pour espérer jouer les premiers rôles – (c) Sirotti 

Le vainqueur de Paris-Roubaix et de Milan-San Remo en 2015 a débuté son printemps sur le Grand Prix E3. Un gouffre par rapport aux autres grands leaders qui en sont presque tous à trois ou quatre épreuves de ce type. On retrouve donc des coéquipiers presque au top de leur forme et un leader qui dispute sa première course pavée. Curieuse stratégie.

Certes, l’Allemand est en forme. On ne finit pas septième de Milan-San Remo par hasard. Mais son manque de rythme sur ce type d’effort pourrait lui jouer des tours.

Ceci a été le cas sur le Grand Prix E3 : « Elle a été la course la plus dure de toute la saison pour moi. Nous avons fait un bon travail à l’approche du Taaienberg, le premier point clé de la course », affirme Degenkolb sur le site de son équipe. Et de poursuivre : « Malheureusement, nous n’avons pas réussi à placer quelqu’un dans le groupe de devant. C’était juste très dur et j’avais quelques difficultés. Je me battais vraiment », explique le coureur de Trek-Segafredo.

Ainsi, c’est la confirmation que le manque d’habitude à ces efforts violents se paient cash. Un premier effort lui a coûté sa place au sein du groupe de tête. Mais preuve encore que la forme de l’Allemand est bien présente, il admet : « Sur la fin, les jambes allaient un peu mieux. Sur le Quaremont ça allait beaucoup mieux mais le groupe de devant avait déjà pris une minute d’avance ».

Direction Gand-Welvelgem

Donc au file des kilomètres, John Degenkolb a repris du poil de la bête pour finalement obtenir la treizième place derrière son coéquipier Fabio Felline (11e) : « Une journée à oublier », résumera Degenkolb.

Jasper Stuyven, une pièce maitresse de la Trek-Segafredo – (c) Sirotti 

Pas de réussite pour la formation Trek-Segafredo, mais s’il ne paraît pas encore au top, Degenkolb est tout de même dans le coup. Bien sûr, il n’a pas réussi à peser sur la course sur le Grand Prix E3. Néanmoins, il faudra faire attention à l’Allemand, qui semble monter en puissance. Accompagné de son trident, Felline-Stuyven-Theuns, il possède une arme redoutable dans sa botte.

« Nous allons nous concentrer sur les autres courses. Dimanche nous avons une grande chance et j’attends cette course avec impatience », estime le natif de Gera. La Trek-Segafredo sera revancharde et tous les hommes forts de la formation seront alignés. Une occasion de prouver que le Grand Prix E3 n’était qu’une répétition générale ratée.

Trois courses légendaires, trois chances de sauver sa saison des classiques. Le compte à rebours est lancé.

Manager : Luca Guercilena
Nationalité :
Site officiel : http://www.treksegafredo.com
À propos de Florian Puche 80 Articles
Étudiant en histoire, Florian est passionné par le sport et en particulier le cyclisme et le rink-hockey. Ses semaines sont rythmées par les activités sportives en tout genre. Après des expériences de correspondant local sportif, il souhaite joindre l'utile à l'agréable en partageant les sujets qui lui tiennent à cœur sur Le Grand Plateau.

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