Publié le 16 mai 2017 à 14:57

Bryan Coquard, le meilleur moment pour quitter Direct Energie

(c) Sirotti

L’histoire vendéenne de Bryan Coquard touche (bientôt) à sa fin. Débarqué dans l’équipe Vendée U en 2011, le sprinteur de Direct Energie vient d’annoncer à ses dirigeants qu’il ne prolongera pas son contrat, qui se termine à l’issue de cette saison.

« J’ai envie de voir autre chose, et de donner un nouvel élan à ma carrière », a justifié le coureur sur le site internet du Team Direct Energie. Passé professionnel en 2013, au sein de la formation de Jean-René Bernaudeau, le natif de Saint-Nazaire va donc tourner une page de sa carrière cycliste. Il n’a, pour l’instant, donné aucune piste sur sa future destination.

Pas encore de victoire en World Tour

À 25 ans, Bryan Coquard compte 32 succès chez les professionnels – © Sirotti

En plein mois de mai, le timing de l’annonce est, il est vrai, un peu inhabituel. « J’ai voulu me positionner suffisamment tôt dans la saison pour ne pas pénaliser l’équipe », explique le coureur, vainqueur à quatre reprises cette saison et qui entend terminer l’aventure avec l’équipe de ses débuts de la meilleure des façons.

Son programme de course d’ici à la fin de la saison reste à définir. S’il est attendu au Tour de Belgique, à partir du 24 mai, et qu’il a fixé les championnats de France sur route — fin juin — comme l’un de ses principaux objectifs cette saison, une participation au Tour de France n’est pas encore actée. « C’est en discussion, rien n’est figé aujourd’hui ».

Difficile, toutefois, d’imaginer la formation Direct Energie se priver de son meilleur sprinteur pour la grand-messe de juillet. L’an dernier, Coquard était passé tout près (un boyau) d’une victoire d’étape au Tour. Un succès qui lui aurait permis d’ouvrir son palmarès, toujours vierge, en World Tour.

À vingt-cinq ans, le Français a prouvé qu’il savait gagner, y compris face au gratin du sprint mondial. Il doit maintenant démontrer sa capacité à gagner gros. Dans cette optique, quitter Direct Energie est peut-être la meilleure solution.

L’attrait de l’étranger

Tour de France 2016, Marcel Kittel devance Bryan Coquard d’un boyau – © Sirotti

En 2018, Coquard devrait porter le maillot d’une équipe World Tour. Probablement étrangère, d’ailleurs. Il y a deux ans, quand Jean-René Bernaudeau cherchait un repreneur après le départ d’Europcar, plusieurs grandes écuries du peloton l’avait déjà sollicité. Mais Coquard avait décliné les propositions et était finalement resté aux côtés de Bernaudeau.

Aujourd’hui, le moment est venu pour lui de changer d’air. À l’étranger, il trouvera une autre culture. Pierre Rolland, son ex-coéquipier, avait fait ce choix à l’issue de la saison 2015, quittant la structure vendéenne pour les Américains de Cannondale.

En décembre dernier, le grimpeur racontait son expérience : « Ça a été un grand tournant dans ma carrière, un grand changement pour moi, avec beaucoup de nouveautés. J’étais dans une équipe avec un contexte familial, et je suis passé dans une équipe internationale, avec quinze nationalités. La différence est très grande. »

Une différence qui pourrait lui permettre de franchir un nouveau cap. Les exemples de Pierre Rolland ou de Julian Alaphilippe (Quick-Step Floors), qui s’épanouissent tous deux loin de l’Hexagone, doivent le motiver.

Nationalité :
Age : 25 ans
Equipe : Direct Energie
À propos de Sam Myon 15 Articles
Étudiant en journalisme sur Paris, Sam s'est rapidement pris de passion pour le sport. Après plusieurs expériences dans des médias sportifs, il a souhaité se joindre à l'équipe du Grand Plateau pour partager son amour du vélo.

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