Publié le 10 mai 2017 à 17:23

Fernando Gaviria passe la seconde

© Sirotti

C’est ce que l’on appelle une journée de transition. Le littoral sicilien n’ayant pas accouché des bordures qui pouvaient inquiéter les favoris, les 159 kilomètres entre Pedara et Messine peuvent se résumer à un sprint de deux cent mètres à peine.

Formidablement emmené par ses équipiers, c’est Fernando Gaviria qui a levé les bras, pour la seconde fois depuis le lancement de l’épreuve. Le Colombien prolonge le rêve éveillé de la Quick-Step, qui conserve le maillot rose de Bob Jungels sans problème.

Cinq sur cinq pour Gazprom 

Dès le départ donné au pied de l’Etna, c’est un duo de baroudeurs qui s’est posté en tête de la course. En compagnie de Maciej Paterski, Evgeny Shalunov a été choisi par Gazprom pour prendre l’échappée du jour. Depuis vendredi, la formation Pro-Continentale russe a été de tous les coups, sans pour autant réussir à se démarquer autrement que par sa seule présence à l’avant.

Hormis les quelques grands prix de la montagne ou autres sprints intermédiaires, les observateurs se sont profondément ennuyé durant cette 5e étape. Même la question de la réussite de la tentative matinale ne les a pas tenu longtemps en haleine, l’équipe Orica-Scott ayant vite serré la vis.

Luka Pibernik gagne… ou pas

Piégé par Lukas Pöstlberger à Olbia, puis victime d’un incident mécanique dans les derniers mètres à Tortoli, Caleb Ewan est de nouveau tombé dans le piège, de Quick-Step cette fois, à Cagliari. Autant dire que le sprinteur australien était gonflé à bloc à l’idée d’un nouveau sprint massif, ce mardi à Messine. C’est donc tout naturellement que la formation Orica a poursuivi son travail dans les rues de la ville d’arrivée.

C’est pourtant un tout autre spectacle, pour le moins comique, qui a été proposé au public sicilien. Sorti dans l’avant-dernier tour, Luka Pibernik a tout simplement coupé la ligne les bras levés, pensant avoir décroché le plus beau succès de sa jeune carrière… Avant d’être dépassé par un peloton lancé à toute vitesse dans le dernier tour.

Carton plein pour Quick-Step Floors

Avec un demi-tour technique à mille cinq cent mètres de la ligne, le groupe s’est présenté très étiré dans la dernière ligne droite. Lancée par Sam Bennett, l’explication finale est vite dominée par l’explosif Fernando Gaviria. Déposé à merveille par son coéquipier Max Richeze, le Colombien ne pouvait plus être rattrapé par ses concurrents une fois qu’il avait pris la tête, à deux cent mètres de la ligne.

Même l’incroyable remontée de Jakub Mareczko, parti de la dixième position pour échouer à la seconde place, n’aura pas suffi. Sur la troisième marche du podium, on retrouve l’Irlandais Sam Bennett.

Vainqueur pour la deuxième fois en cinq étapes, pour son premier grand Tour, Gaviria prolonge l’idylle de Quick-Step. L’équipe belge, en plus des deux victoires de son jeune prodige, portera jeudi le maillot rose pour la troisième journée consécutive, par l’intermédiaire de Bob Jungels.

Le Luxembourgeois pourrait d’ailleurs tout-à-fait jouer la victoire à Terme Luigiane, au sommet d’une courte bosse qui devrait échapper aux sprinteurs.

Pedara – Messina
1Fernando GAVIRIAQuick-Step Floors3h40'11"
2Jakub MARECZKOWilier Triestinam.t.
3Sam BENNETTBora-hansgrohem.t.
4André GREIPELLotto Soudalm.t.
5Phil BAUHAUSTeam Sunwebm.t.
6Kristian SBARAGLIDimension Datam.t.
7Ryan GIBBONSDimension Datam.t.
8Roberto FERRARIUAE Team Emiratesm.t.
9Jasper STUYVENTrek – Segafredom.t.
10Enrico BATTAGLINTeam LottoNL – Jumbom.t.
À propos de Cyprien Bricout 226 Articles
Étudiant en histoire et science politique à Nice, Cyprien a pour ambition de devenir journaliste. Enrichi de diverses expériences dans des médias web et radio, il a co-fondé le Grand Plateau. En passionné de cyclisme - et plus généralement de sport - qu'il est, Cyprien a placé de grands espoirs dans ce projet, qui incarne sa vision de ce que doit être le journalisme sportif.

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