Publié le 27 mars 2017 à 19:23

Heinrich Haussler : « Le goût de la victoire me manque »

© Bahrain Merida

Ils ne sont que six. Six coureurs portant les couleurs d’une équipe World Tour n’ont toujours pas couru le moindre kilomètre en compétition cette saison. Parmi eux, Heinrich Haussler se serait bien passé de ses problèmes de genou pour tenir son rang sur les classiques flandriennes qu’il affectionne tant.

Depuis le début de la saison, la recrue de Bahrain Merida ronge son frein et doit regarder les courses à la télé. Il va sans dire que l’Australien préférerait sans doute fouler le pavé en Belgique que de cumuler les séances de rééducation et les consultations chez le kiné.

Alors que son retour à la compétition n’est toujours pas fixé, Heinrich Haussler a accepté de répondre aux questions du Grand Plateau.

Heinrich, pourquoi avez-vous choisi Bahrain Merida pour continuer votre carrière ? Avez-vous eu des contacts avec d’autres équipes après l’annonce de l’arrêt de IAM Cycling ?

J’ai décidé de rejoindre Bahrain Merida car je voulais vraiment essayer quelque chose de différent, travailler dans un nouvel environnement, une nouvelle culture, avec de nouveaux entraîneurs et des fonctionnements différents. Mais aussi pour avoir de nouveau ma chance sur les classiques.

J’ai eu d’autres offres, mais Bahrain Merida est l’équipe qui convenait le mieux à mes ambitions. Je peux réaliser ce dont j’ai envie, ils seront à 100% derrière moi.

Heinrich Haussler n’a plus gagné depuis sa 20e victoire professionnelle, un titre de champion d’Australie en 2015 – © Wikipédia / Filip Bossuyt

Vous n’avez plus couru depuis les Mondiaux de Doha. Pouvez-vous nous expliquer ce qui vous empêche de reprendre la compétition ?

Le problème désormais, c’est que les muscles et les tendons autour du genou me font souffrir quand je m’entraîne. Pour l’instant, je fais beaucoup de physio, de thérapie manuelle et d’exercices pour soulager la douleur et la pression.

Cela m’est également utile pour reconstruire les muscles les plus petits autour du genou pour renforcer le tout, de manière à pouvoir être de retour à la compétition. Cela prend du temps mais je reviendrai bientôt.

Vous étiez prévu au départ du Grand Prix E3, votre retour a finalement été reporté. Pensez-vous pouvoir jouer le top 10 sur au moins une Flandrienne cette saison ?

La tournure que prennent les événements indiquent que je ne pourrai disputer aucune classique, mais je vais revenir doucement de manière à être au meilleur de ma force en juillet-août.

Vous n’avez plus gagné depuis plus de deux ans, alors que vous collectionniez les succès auparavant. Le goût de la victoire vous manque-t-il ?

Oui, c’est vraiment que le goût de la victoire me manque. En fait, il n’y a aucune sensation meilleure que celle de la victoire, si ce n’est peut-être quand vos coéquipiers gagnent. Mais gagner est important car c’est ce qui justifie tout le travail réalisé en amont.

Quel est votre rôle au sein de votre nouvelle équipe ? Avez-vous toujours l’ambition de remporter des courses, ou êtes-vous davantage présent dans un rôle de capitaine de route ? 

L’Australien veut faire profiter ses jeunes coéquipiers de son expérience, à commencer par Sonny Colbrelli – © Sirotti

Mon rôle devait être de courir les classiques, mais j’ai également beaucoup de connaissances à apporter à l’équipe, et plus particulièrement aux coureurs les plus jeunes.

J’ai encore des objectifs à atteindre et des courses sur lesquelles je veux être au top pour avoir une chance. Mais d’ici une ou deux années, je me vois dans un rôle d’équipier, en particulier pour les classiques et les sprints.

Pour finir, pouvez-vous nous parler de votre coéquipier Sonny Colbrelli, qui impressionne en ce début de saison ?

Sonny est un coureur fantastique et talentueux, qui a un grand, grand avenir. Il est capable de gagner beaucoup de types de courses différents. C’est quelqu’un que j’aimerais guider et aider à devenir un coureur plus fort et plus intelligent dans sa manière de courir. Il était l’un de mes favoris pour Milan-San Remo.

Nationalité :
Age : 33 ans
Equipe : Bahrain Merida Pro Cycling Team
À propos de Cyprien Bricout 226 Articles
Étudiant en histoire et science politique à Nice, Cyprien a pour ambition de devenir journaliste. Enrichi de diverses expériences dans des médias web et radio, il a co-fondé le Grand Plateau. En passionné de cyclisme - et plus généralement de sport - qu'il est, Cyprien a placé de grands espoirs dans ce projet, qui incarne sa vision de ce que doit être le journalisme sportif.

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