Publié le 13 février 2017 à 19:36

Loïc Vliegen : « On apprend beaucoup grâce à des coureurs comme Greg Van Avermaet »

© Sirotti

Grand espoir du cyclisme wallon, Loïc Vliegen n’en est qu’à l’aube d’une carrière que certains prédisent exceptionnelle. À 23 ans, le Belge attaque sa deuxième saison entière sous les couleurs de BMC. La tête sur les épaules, il ne manque pourtant pas d’ambition.

Alors qu’il n’en est encore qu’à une phase de découverte du niveau professionnel, il n’est pas rare d’entendre des observateurs faire son éloge. À quelques semaines des classiques qu’il affectionne, le jeune prodige s’est confié au Grand Plateau.

On vous a vu à l’attaque sur votre course de reprise, à Dubaï. La forme est-elle au rendez-vous en ce début de saison ?

C’était vraiment une bonne reprise pour moi là-bas. C’est une bonne organisation, une course qui n’est pas très dure en soi, et cela permet de faire du rythme sur le plat pour la première course de la saison.

Loïc Vliegen est un coureur prometteur sur les classiques pavées – © Sirotti

J’ai directement senti que j’étais dans une bonne condition, j’en ai profité pour aller chercher quelques secondes de bonification. Je pense que j’aurais pu faire un petit classement, mais la quatrième étape, la plus dure, a été annulée. C’est un petit peu dommage.

À partir de là, tout s’est joué sur les bonifications entre les sprinteurs. L’objectif n’était pas forcément de gagner, car les sprinteurs prennent dix secondes à chaque étape. Mais le maillot de meilleur jeune était peut-être envisageable.

On vous a vu à votre aise sur les classiques, à l’attaque sur les courses par étapes. Comment décririez-vous votre style ?

Moi, je préfère les classiques d’un jour. J’apprécie vraiment la façon de courir des courses comme l’Amstel Gold Race ou certaines Flandriennes. Dans les Tours qui ne sont pas trop long et pas trop montagneux, je pense que je peux également tirer mon épingle du jeu.

La première partie de saison sera très axée là-dessus, surtout le mois d’avril. Ensuite, il faudra voir, c’est encore loin. Logiquement, je ne serai pas au Giro, donc je peux vraiment me focaliser sur les classiques de mars à avril.

On vous a vu vous démarquer sur les classiques ardennaises. Vous sentez-vous capables d’en remporter une dans votre carrière ?

Je pense que je suis encore jeune et j’ai encore beaucoup de choses à apprendre. Les classiques World Tour, il faut quand même bien les connaître avant de pouvoir se permettre de jouer la gagne dessus. Il est sûr que j’espère progresser d’année en année. D’ici quelques saisons, j’espère être sur le podium de l’une des Ardennaises.

Difficile de trouver meilleur guide que le champion olympique pour Vliegen – © Sirotti

Quelle est l’influence d’un coureur comme Greg Van Avermaet sur le jeune coureur que vous êtes ?

Greg Van Avermaet reste le numéro un de l’équipe. À chaque fois que l’on est aligné avec lui, la course est pour lui. C’est grâce à des coureurs comme lui que l’on apprend beaucoup, à force de les côtoyer et de rouler les finales avec eux.

Richie Porte est également l’un de vos coéquipiers. Que pensez-vous de ses chances  sur le Tour de France ?

Je pense que Richie est beaucoup plus libre désormais qu’il ne l’était dans son ancienne équipe, où il avait Chris Froome avec lui. Je pense que maintenant, c’est un autre leader, et il est vraiment capable d’être sur le podium.

Pour gagner, il faut encore avoir les circonstances avec soi. Sur trois semaines, il ne faut jamais prendre une cassure, il faut bien gérer ses chronos. Gagner n’est jamais facile, mais je pense qu’il peut être sur le podium.

Y aura-t-il un premier grand Tour à votre programme de course cette année ?

Oui, il y aura peut-être un premier grand Tour. Si c’est le cas, j’espère que ce sera la Vuelta, à titre personnel. On va voir avec l’équipe, mais je ne pense pas que le Tour de France sera à mon programme cette saison. Si j’ai le choix entre le Giro et la Vuelta, je choisirai la Vuelta.

Le Belge découvrira les courses de trois semaines en 2017 – © Sirotti

Le parcours de la Vuelta compte beaucoup d’arrivées pour puncheurs. Ces étapes peuvent-elles vous convenir ?

À 23 ans, je pense qu’il faut déjà apprendre comment rouler sur un grand Tour, comment gérer ses efforts… Dans un premier temps, il s’agit plutôt de prendre de l’expérience.

L’objectif est de le terminer. Maintenant, sur trois semaines il y a toujours des aléas. Il peut y avoir des chutes, des maladies, on ne sait jamais. Mais il est clair que si je peux m’illustrer sur une étape, ce serait chouette.

Pour finir, peut-on dire que votre principal objectif est de lever les bras pour la première fois ?

On verra quel sera mon programme. Si j’ai beaucoup de courses World Tour, ce n’est pas évident de s’imposer. Si j’ai l’opportunité, sur de plus petites courses, il serait bien d’essayer d’en gagner une.

Nationalité :
Age : 23 ans
Equipe : BMC Racing Team
À propos de Cyprien Bricout 226 Articles
Étudiant en histoire et science politique à Nice, Cyprien a pour ambition de devenir journaliste. Enrichi de diverses expériences dans des médias web et radio, il a co-fondé le Grand Plateau. En passionné de cyclisme - et plus généralement de sport - qu'il est, Cyprien a placé de grands espoirs dans ce projet, qui incarne sa vision de ce que doit être le journalisme sportif.

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