Publié le 21 mars 2017 à 10:39

Peter Sagan détient la clé des classiques

(c) Sirotti

« Je ne suis pas certain de gagner, mais je peux choisir le vainqueur », avait déclaré à Cyclingnews, de manière insolente, le champion du monde au départ de Milan-San Remo. 300 kilomètres plus loin, les faits lui ont donné raison. Si Sagan a échoué en deuxième position, Michal Kwiatkowski peut le remercier chaleureusement.

Bien sûr, le Polonais n’a pu compter que sur lui-même pour emboîter le pas d’un Peter Sagan déchaîné sur les dernières pentes du Poggio. Mais en attaquant de la sorte, le coureur de la Bora-hansgrohe a privilégié les puncheurs aux sprinteurs.

Peter Sagan a les pleins pouvoirs du peloton

Peter Sagan fonce vers la Via Roma, Kwiatkowski et Alaphilippe bien calés dans la roue – (c) Sirotti

Le champion du monde est un coureur complet. Sa polyvalence lui permet d’avoir un champ d’action considérable. Attaquer dans les monts, sur le plat, dans les descentes ou attendre le sprint, Sagan n’a que l’embarras du choix au moment de décider quelle tactique adoptée. Ce samedi, il a surpris son monde en se dressant sur ses pédales dans la dernière difficulté.

Une audace qui a fait basculer le cours de Milan-San Remo. En frappant de la sorte, Sagan a déjoué les pronostics et fait perdre les hommes rapides du peloton. Alors qu’il rongeait son frein, ne cessant de se retourner pour voir dans quel état se trouvait son sprinteur Elia Viviani, Michal Kwiatkowski a reçu la permission de suivre le champion du monde. Malgré son rictus de souffrance, il a dû esquisser un sourire en coin.

Peter Sagan est l’élément déclencheur. Celui qui peut chambouler le scénario de la course. Nul doute que son nom résonne dans toutes les bouches des directeurs sportifs du peloton, au moment du briefing. Malgré cette surveillance rapprochée, le Slovaque continue d’étonner et de se défaire du marquage de ses adversaires. Une prouesse.

À défaut de gagner, Peter Sagan peut choisir qui l’emporte. Si sa mission première reste de décrocher la victoire et de servir son intérêt personnel, le champion du monde demeure le facteur décisif. Au milieu de l’équation des classiques, l’inconnue arc-en-ciel reste la valeur fondamentale à trouver pour espérer lever les bras.

Nationalité :
Age : 27 ans
Equipe : Bora-hansgrohe
À propos de Romain Michel 140 Articles
Diplômé en Master Information et Communication à Lyon, Romain est un sportif accompli depuis la sortie du berceau. Il rejoint le Grand Plateau après plusieurs expériences dans les médias. Cycliste amateur, il pose un regard passionné et avisé sur le peloton.

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