Publié le 18 février 2017 à 18:33

Samuel Dumoulin : « Je n’avais plus rien à perdre »

(c) Sirotti

De notre envoyé spécial à St-Paul-en-Forêt.

Vous dites ne pas être dans votre forme optimale. Pourtant, vous étiez le plus fort ce samedi à St-Paul-en-Forêt.

J’ambitionne cette année de remporter une 4e Coupe de France. Les manches se disputeront plutôt fin mars et courant avril. L’idée est d’être opérationnel à ce moment-là. Néanmoins, je sentais que j’avais de bonnes jambes et qu’il y avait une opportunité de faire quelque chose, surtout sur une première étape avec un profil d’arrivée de ce type. C’est ma spécialité.

On était venus reconnaître l’arrivée hier avec l’équipe. On savait où on mettait les pieds, on s’était bien conditionnés. On avait conscience qu’il fallait prendre la main et rentrer en tête dans le goulet pour espérer gagner.

C’est ce qu’il s’est passé, tout le monde a vraiment été très collectif. On a laissé faire la FDJ, on est intervenus dans le final. Tout le monde a énormément travaillé, tout le monde s’est donné à 100%. On a un groupe fort, on était homogènes, on l’a montré dans la montée finale, on était les plus forts.

Mika (Mickaël Chérel) me dépose à 200 mètres. J’avais peur de coincer dans la dernière ligne droite avec un enchaînement de virages techniques comme celui-là. Je suis très content de remporter la première victoire de la saison de l’équipe, cela fait toujours du bien de débloquer le compteur.

Qu’est ce qui fut le plus difficile dans cette étape ?

Dans les deux derniers kilomètres, certains trains arrivaient à s’imposer. Je me suis fait enfermer à la flamme rouge, et c’est là que l’expérience est utile. Je me suis dit que je n’avais plus rien à perdre. Je me suis replacé, j’ai fait l’effort au moment où Rudy Molard a pris le relais pour emmener Arthur Vichot. Je me suis retrouvé dans la roue d’Arthur. Mika est intervenu à ce moment-là, il était vraiment très fort. J’avais la position idéale, je pouvais conclure le travail de l’équipe. On a pu s’imposer grâce à notre force collective.

Samedi, Samuel Dumoulin a glané sa seconde victoire sur le Tour du Haut-Var – (c) Sirotti

On vous a entendu pousser un cri après l’arrivée. Était-ce un cri de joie, de soulagement, de délivrance ?

C’est la rage que j’ai en moi. Je libère tout cela, j’adore ce genre de finals tendus. Je libère ma satisfaction et la rage de vaincre qui m’habite.

Ce n’est pas la première fois que vous vous distinguez au Tour du Haut-Var. Est-ce une course que vous affectionnez ?

C’est toujours sur les mêmes types de courses que je fais des résultats, ce sont des profils qui me conviennent. C’est la deuxième fois que je remporte la première étape. Demain, je porterai le maillot jaune. On va défendre ce maillot avec l’équipe. Ce sont toujours des moments particuliers et appréciables.

L’étape de dimanche présente quelques difficultés. Pensez-vous pouvoir les passer avec le peloton pour pouvoir prétendre à la victoire à Draguignan ?

C’est une étape qui est très exigeante. Néanmoins, quand Carlos Betancur a gagné en 2014, je m’étais classé 2e du classement final. Là, j’ai montré que j’avais une bonne condition et une équipe forte. On n’a pas de complexes à avoir, on est là pour se préparer pour la suite. On va se battre pour garder ce maillot jaune et on verra bien ce qu’il se passe.

On va savourer ce moment, car même si j’ai déjà gagné des courses, c’est toujours une bonne sensation.

Nationalité :
Age : 37 ans
Equipe : AG2R La Mondiale
À propos de Cyprien Bricout 226 Articles
Étudiant en histoire et science politique à Nice, Cyprien a pour ambition de devenir journaliste. Enrichi de diverses expériences dans des médias web et radio, il a co-fondé le Grand Plateau. En passionné de cyclisme - et plus généralement de sport - qu'il est, Cyprien a placé de grands espoirs dans ce projet, qui incarne sa vision de ce que doit être le journalisme sportif.

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