Publié le 20 mars 2017 à 19:21

Yoann Offredo : « Briller sur les terres de Wanty »

(c) Sirotti

De notre envoyé spécial à la Haye-Fouassière.

Yoann Offredo a changé d’air. Après avoir porté durant 10 saisons les couleurs de la FDJ, le Francilien a choisi la Belgique et les maillots bleus de Wanty-Groupe Gobert. Un choix plutôt logique lorsqu’on connait les capacités du Français.

Quoi de mieux que le plat pays pour perfectionner ses talents de routier sur les classiques de printemps ? Yoann Offredo va être imprégné de la culture belge pendant son séjour chez Wanty-Groupe Gobert. Un choix qui peut s’avérer payant à l’approche du deuxième bloc de classique.

Retrouver un rôle de leader 

Depuis quelques années, Yoann Offredo semblait s’éteindre à petit feu. Alors que les saisons 2009-2011 montraient que l’ex-coureur de la FDJ était un sérieux candidat aux places d’honneur sur les classiques, avec notamment une quatrième place sur le Circuit Het Nieuwsblad et une septième sur Milan-San Remo en 2011, Yoann Offredo n’avait plus obtenu de résultats significatifs depuis.

En quittant la FDJ, Yoann Offredo va obtenir plus de liberté pour jouer sa carte personnelle – © Sirotti

Un passage à vide que le natif de Savigny-sur-Orge avait consacré à ses leaders en jouant les équipiers de luxe pour Arnaud Démare ou encore Thibaut Pinot sur les étapes de plaine. Ainsi, à trente ans, Yoann Offredo avait besoin de se relancer : « La plus grosse différence en arrivant chez Wanty, c’est que désormais je dois rouler pour moi-même. Je n’avais plus vraiment l’habitude », avoue-t-il au micro du Grand Plateau.

Néanmoins, après dix ans au sein de la formation au trèfle, Offredo semble avoir retrouver une seconde jeunesse en arrivant chez Wanty. Le public à l’abord du bus de l’écurie belge sur la Classic Loire-Atlantique en témoigne. Son air fringant et souriant séduit le public et donne l’impression d’un Yoann Offredo épanoui.

« Comme dans tous les changements d’équipe, il a fallu s’intégrer. Ce n’est pas forcément une chose facile, surtout après une dizaine d’années au sein d’une même formation, affirme-t-il. Cependant, il faut avouer que chez Wanty, cela a été assez simple. Les événements tragiques qu’a traversés Wanty a donné à cette formation un esprit d’équipe fort. Ils sont soudés et il y a un côté familial que j’apprécie vraiment ».

Direction les Flandriennes

La Classic Loire-Atlantique a permis au coureur Français de retrouver du rythme. Après un premier bloc de course en Belgique où Offredo n’a pas vraiment brillé (27e sur le Circuit Het Nieuwsblad et 49e sur Kuurne-Bruxelles-Kuurne), il souhaite tout de même rester confiant pour la suite et les échéances très sérieuses qui approchent.

Le collectif de Wanty-Groupe Gobert sera à surveiller sur les Flandriennes – (c) Sirotti

« Les Flandriennes, ce sont des courses que j’apprécie vraiment. Il y a un gros mois qui arrive où on va enchaîner les courses tous les deux ou trois jours. Nous avons deux ou trois coureurs qui sont en forme donc l’idée sera de briller sur les terres de Wanty », explique le Francilien.

À l’attaque samedi, Offredo a sans doute voulu se tester en partant seul à une trentaine de kilomètres de l’arrivée. Ainsi, il se présente avec ambition à l’approche des classiques du nord : « On ne veut pas juste montrer le maillot. Nous sommes une équipe solide qui peut être présente sur le final de ce type de course », témoigne-t-il.

Pas de grand leader mais des opportunités à saisir

Cependant, le nouveau capitaine de route de Wanty-Groupe Gobert ne veut pas croire en l’inimaginable. Même si le sport réserve parfois de belles surprises, Yoann Offredo, fort de son expérience, garde les pieds sur Terre : « Nous savons très bien que nous n’avons pas de Peter Sagan ou de coureurs de ce calibre qui peuvent se détacher facilement dans notre effectif. On fait partie des outsiders. Et derrière ces quatre ou cinq coureurs, il y a de la place pour faire quelque chose de bien ».

À l’instar de Yoann Offredo, Frederik Backaert est l’un des fers de lance de Wanty pour les Flandriennes – © Sirotti

Mais les points négatifs peuvent parfois se transformer en côtés positifs. En effet, sans grand leader, les hommes de Jean-François Bourlart n’ont pas besoin de prendre la course à leur compte. Cela pourrait leur laisser davantage de liberté : « Nous n’avons pas de pression à l’abord de ces courses car ce sont des épreuves où personne ne nous attend. Ce n’est pas à nous de prendre la course en main. Ainsi, notre liberté pourra nous servir pour profiter des différentes situations de course ».

L’état d’esprit des Belges est donc libéré et Wanty-Groupe Gobert avance prudemment mais sûrement vers les classiques de printemps. Ainsi, Yoann Offredo souhaite relativiser : « Le vélo reste un jeu et il faut savoir positionner ses pions au bon moment. C’est ce que l’on va essayer de faire », termine le Tricolore.

Nationalité :
Age : 31 ans
Equipe : Wanty – Groupe Gobert
À propos de Florian Puche 80 Articles
Étudiant en histoire, Florian est passionné par le sport et en particulier le cyclisme et le rink-hockey. Ses semaines sont rythmées par les activités sportives en tout genre. Après des expériences de correspondant local sportif, il souhaite joindre l'utile à l'agréable en partageant les sujets qui lui tiennent à cœur sur Le Grand Plateau.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*